 BULGARIE - 1 MOIS ET UNE SEMAINE - 785 KILOMETRES |  |
| | - L'entrée en Bulgarie se solde par de sévères contrôles - quatre - ou à chacun il faut montrer les passeports. Devant nous, deux jeunes sont refoulés. Après une heure, attente plus contrôles, nous voici libres de circuler en Bulgarie, à condition de faire viser à nos différents jarrets un document joint à nos passeports.
Nos premières impressions sont empreintes de tristesse. Pendant des kilomètres, ce ne sont que ruines d'usines et de maisons. Les bas cotés de la route sont chargés de détritus. Dans les champs, en friche, des centaines de sacs plastique. Habitués à la chaleur de l'accueil turc nous voyons ici des populations frustres, le regard fuyant.
- Un kilomètre après la frontière, un policier en tenue, posté sur le bord de la route nous fait signe de nous arrêter. Il demande à voir nos passeports. Je lui dis que nous venons d'être contrôlés quatre fois à la frontière et que cela suffit. A l'évidence il veut nous taxer. Devant mon refus, par téléphone, il appelle des collègues qui ont leur poste dans une maison toute proche. Quatre fonctionnaires en sortent. Après palabres, je finis par montrer les passeports. Devant notre détermination ils ne demandent rien. De toutes façons ils n'auraient rien eu.
La journée se passe en traversées de villages fantômes auprès desquels se dressent des carcasses d'usines désaffectées, aux vitres cassées, aux portes enlevées.
- En fin d'après-midi n'ayant pas vu d'hôtel ni camping, nous nous éloignons de la route et trouvons un endroit auprès d'une rivière pour y planter la tente.
- Notre première peur depuis le début du voyage
- En fin d'après-midi, une déviation, due à des travaux sur la nationale, nous oblige à entrer dans une ville de moyenne importance. Peut-être y trouverons-nous un hôtel et une banque pour y retirer de l'argent. A mesure que nous avançons nous sommes effarés par la crasse qui règne partout, les herbes hautes aux pieds des immeubles, les carcasses de voitures, les détritus de toutes sortes. Les habitants désoeuvrés nous regardent d'un oeil mort sans faire un geste. Nous avons l'impression de voir des zombis. L'ambiance est pesante. Personne n'est agressif et pourtant nous ne nous sentons pas en sécurité. Nous ne cherchons plus d'hôtel, de banque. Notre seul désir est de sortir de cette antre de morts-vivants. Devant nous un boulevard sans circulation, seulement quatre enfants, de 10 à 12 ans, juchés sur des vélos qui roulent par miracle, viennent nous importuner, nous gênant dans notre progression, faisant des queues de poissons au ras de notre roue avant. N'étant compris de la voix je prends la canne et leur fais comprendre qu'ils risquent d'en recevoir un coup s'ils continuent leur manège. Ils s'éloignent sur l'autre voie du boulevard. Plus loin nous trouvons enfin la sortie de la ville. Nous avons des noeuds à l'estomac. Même sans une menace nous comprenons maintenant que nous avons eu peur. Une peur qui nous a empêchés d'échanger nos impressions.
Éloignés de plusieurs kilomètres nous cherchons à la lisière d'une foret un endroit pour camper. Sous les frondaisons nous reprenons nos couleurs et notre sérénité. Heureusement que notre popote n'est pas totalement vide. Il nous reste des pâtes et des bananes.
- La nuit a été froide. Le petit déjeuner nous réchauffe mais le pain bulgare acheté hier matin est dur. Nous l'émiettons plus que nous mangeons. La journée se passe sans évènement particulier. Nous trouvons un coin pour camper. Une fontaine sur le bord de la route nous a permis de refaire notre provision d'eau. Nous pouvons nous laver. Pour dîner nous n'avons qu'un potage et une banane.
4ème jour en Bulgarie. Ne trouvant pas de distributeur de billets nous ne pouvons plus faire d'achats. Nos provisions s'amenuisent. Nous commençons à rationner l'eau à boire. Une ville est annoncée. Nous espérons qu'elle ne ressemblera pas à la précédente. Parvenus au centre ville nous sommes rassurés. Un homme parlant français se propose de nous aider. De son magasin il téléphone à un hôtel et nous y fait accompagner. Sur place nous ne prenons pas, c'est trop cher, 70 €. Ayant enfin trouvé un distributeur de billets nous retirons 200 levas (la monnaie bulgare). Munis de ce pactole nous nous payons un repas. Il est modeste mais la bière qui l'accompagne nous fait un peu oublier les rationnements de ces jours derniers. Ne trouvant pas d'hôtel nous nous renseignons dans une agence de voyages. On nous fourni une liste d'hôtels avec tarifs. Nous en choisissons un à l'écart du centre, propre et avec TV 5. Ce sera quand même 36 €. Sans doute deux à trois fois plus cher que pour un bulgare.
- Le petit déjeuner est maigre et mauvais, un café sans goût et un thé insipide, deux maigres tartines de pain de mie, une part de beurre et de confiture.
La visite de Plovdiv est agréable et nous fait oublier ce mauvais démarrage de la journée.
- De vieux quartiers avec des maisons en bois à colombages (dans l'une d'elles Lamartine y aurait séjourné lors de son voyage en Europe, une plaque l'atteste), un théâtre antique. Des magasins (de luxe pour la majorité des bulgares) nous donnent la possibilité de renouveler notre garde robe.
Les deux jours que nous passons ici nous donnent une autre image de la Bulgarie. |
| | - Lors du règlement de la note d'hôtel la réceptionniste veut nous faire payer les petits déjeuners (qui étaient convenus dans le prix de la journée). Nous refusons d'autant qu'ils ne nous ont pas apporté satisfaction.
A nouveau dans la campagne nous retrouvons la mine renfrognée des bulgares. A midi, dans un restaurant, une jeune fille avec ses parents, nous sert d'interprète pour notre commande. Grâce à elle nous sommes correctement servis.
- Nous trouvons en fin d'après-midi, près d'une rivière, un endroit pour planter la tente. C'est tranquille. Seul un berger, intrigué par notre équipement, vient s'asseoir sur une souche à trente mètres, nous regardant avec curiosité pendant un long moment. Au matin, à 7 heures, bien qu'il ait changé de place il se trouve toujours là. Ou et comment a-t-il dormi ?
- Les jours qui suivent se ressemblent. Quelquefois un petit évènement vient rompre la monotonie. Comme ce matin là, après une nuit en camping sauvage. Alors que nous sommes à ranger notre matériel, un paysan, plus hardi que les autres, vient me parler. Georges à 55 ans. Dans sa jeunesse, à l'école, il a appris le français. Timidement d'abord, il prononce quelques mots puis forme ses phrases. Il semble étonné de comprendre et de se faire comprendre. Il explique sa vie de paysan. Il dit, comme pour excuser la misère actuelle du pays que cela n'a pas toujours été comme cela du temps du communisme. On était ni riche ni libre mais tout le monde mangeait à sa faim. A ma question de savoir pourquoi les bulgares ne communiquent pas avec nous il répond qu'au temps du communisme les gens devaient déclarer aux autorités la tenue des conversations. Aujourd'hui cette tradition perdure. Georges tout en discutant grignote des pépins de citrouilles. Il m'en offre. J'accepte disant que j'aime cela. Il me tend le paquet. Je remercie mais je refuse disant que je ne peux pas lui prendre son encas de la matinée. Comme il veut absolument me donner quelque chose il sort de sa poche un billet de 2 levas qu'il glisse sous la bretelle de mon cycliste. Je n'ose lui refuser à nouveau (pourtant 2 levas, c'est au change 1 €). J'aurais du accepter les pépins de citrouille... Lorsqu'il s'en va Georges semble avoir rajeuni de 40 ans tellement il est heureux de ce moment.
- C'est un village ordinaire mais il a une particularité. Devant les maisons, les commerces, parfois sur les galeries des voitures, des tas de rouleaux de papier hygiénique sont exposés. A la sortie de la bourgade nous comprenons la raison de ces amoncellements du précieux essuie train. Une usine fabriquant le marchandise donne la possibilité à ses ouvriers, pour compléter leur salaire, d'acheter au prix coûtant. la clientèle est recrutée parmi les automobilistes qui traversent le village.
Ce soir là nous trouvons à l'entrée d'un champ un bel emplacement pour planter la tente. A coté coule un ruisseau d'eau claire. Nous y puisons l'eau avec notre seau pour faire notre toilette et un peu de lessive.
- La journée qui suit nous ne faisons pas beaucoup de kilomètres tant la chaussée est mauvaise. Les nids de poules sont si peu éloignés les uns des autres que la ligne droite est impossible. La remorque subit des chocs qui nous laissent craindre des problèmes. Nous décidons en début d'après-midi de camper dans un champ. Ayant besoin d'eau je vais au village à coté. Je vois les habitants se cacher à mesure que j'avance. Un homme moins attentif se laisse surprendre. Je lui demande de l'eau en lui montrant mes bidons. Sans un mot, il tend le bras vers la voie ferrée située à trente mètres et me désigne un robinet. Je reviens avec mes bidons pleins mais un peu amer de n'avoir pu parler à quelqu'un.
- Nous trouvons un camping à l'entrée de Sofia. Le terrain (qui a eu ses heures de gloire au temps du communisme et des vacances planifiées) est envahi d'herbes hautes. Des bungalows défraîchis nous tentent malgré le prix demandé. Installés nous partons pour le centre de Sofia par trolley bus. Le conducteur n'ayant pas la monnaie ne veut pas nous vendre des billets. Presque arrivés dans le centre le trolley tombe en panne. Nous sautons dans un autre pour nous apercevoir qu'il quitte la ville. Descendus nous rejoignons à pieds.
Les principaux édifices datent de l'époque communiste mais ils sont de dimensions raisonnables. De nombreuses terrasses (il fait très chaud) sont bondées. Sur la place du théâtre nous prenons aussi des bières. Pour revenons au camping en taxi qui nous demande 3 €.
- Au cours des autres journées nous remarquons que les jardins publics ne sont pas entretenus ou le sont avec des moyens dépassés. Un homme coupe l'herbe d'une pelouse avec une faux. Les balais sont, comme jadis chez nous, en branchages.
- Us et coutumes orthodoxes.
Les églises sont ouvertes. Certaines sont très jolies mais hélas toutes ne font pas l'objet d'entretien et frisent le délabrement. Celles qui sont restaurées brillent de tous leurs ors. Les fidèles entrent, se prosternent puis embrassent les icones (faisant fi des microbes laissés par toutes ces embrassades). Le samedi les mariages se font à la chaîne. La voiture des prochains mariés est devant la porte que la cérémonie précédente n'est pas terminée.
- Les quartiers ou se trouvent les représentations diplomatiques sont surprotégés. L'ambassade des États-Unis a l'air d'une forteresse. Outre les policiers bulgares, des gaillards de deux mètres de la sécurité américaine sont postés devant le bâtiment. Le 15 mai, c'est encore pire. Colin Powell, le secrétaire d'état américain étant en visite (pour amener les bulgares à participer à la coalition en Irak), c'est tout le centre ville qui est bouclé.
Nous prenons un certain nombre de repas dans les restaurants sans trouver rien de sensationnel. Le service n'est pas davantage au top.
- Rencontre de français sympathiques.
Alors que nous rentrons d'une virée dans le centre de Sofia nous apercevons non loin du bungalow une caravane immatriculée dans le Rhône. Les occupants qui se sont intéressés à notre matériel et constaté que nous sommes français viennent nous dire bonjour. Colette et Jean Hennuy ont la gentillesse de nous inviter à prendre un apéritif qui durera jusqu'à... 22 heures.
- Ils quittent Sofia le lendemain. Nous nous promettons de garder le contact.
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| | - Après une semaine à Sofia nous reprenons la route.
- Dans cette région les campagnes sont mieux entretenues que dans le sud. Les paysans se déplacent avec leurs charrettes tirées par des chevaux de petit taille mais nerveux. Les rares tracteurs sont vieux (sans doute de l'époque des kolkhozes). Ils pétaradent et crachent d'épaisses fumées noires.
Les quatre nuits entre Sofia et Kalansak se passent en camping sauvages. Parfois il faut enlever les bouses de vaches avant de poser la tente.
- Ne pouvant emporter beaucoup de provisions nous prenons de temps à autre nos repas dans les restaurants qui bordent la route. Dans l'un d'eux le patron gonfle un peu l'addition. Comme nos estomacs sont bien garnis nous vidons notre porte monnaie avec le sourire. De plus, le patron nous indique la route avec sympathie.
Un après-midi alors que nous cherchons un endroit pour camper un fourgon s'arrête près de nous. En descend un jeune couple de présentation correcte. La jeune femme après quelques questions sur notre voyage exprimées dans un français hachuré demande de quelle ville nous somme en France. Nous devinons rapidement qu'ils cherchent une adresse en France (sans doute dans le but de demander un visa). Nous exprimons nos regrets en expliquant que n'avons plus de domicile et que de ce fait nous ne pouvons leur être d'aucune utilité. La jeune femme semble alors regretter le flacon d'eau de rose qu'elle a donné à Bernadette sans toutefois le reprendre.
- A Kasanlak nous trouvons par hasard un marchand de cycles. Il a de nombreux articles. Nous lui achetons une roue arrière munie d'un fond de gente ainsi qu'une chambre à air et un pneu. Ces achats devenaient urgents la roue actuellement en place donnant de plus en plus de signes de faiblesses.
Un hôtel 3 étoiles nous fait la chambre à 88,50 levas (44 €). C'est un peu cher mais après quatre nuits de camping sauvage nous pouvons nous le permettre.
- La ville est agréable. le contact avec les habitants plus chaleureux ce que nous constatons depuis une cinquantaine de kilomètres déjà.
Après une très bonne nuit à Kasanlak nous prenons la direction de Véliko-Tarnovo. Après 36 kilomètres nous bifurquons sur la gauche en ignorant un panneau indiquant que la rue est barrée. Dans la traversée d'un village aux rues pavées la remorque tressaute ce qui nous oblige à rouler doucement. Des camions qui transportent du fumier roulent aussi à petite vitesse ce qui envahit nos nez d'odeurs fétides. Heureusement ils tournent sur la droite alors que nous devons prendre à gauche. A la sortie du village alors que nous consultons la carte un homme ne parlant que le bulgare nous fait comprendre par gestes que la route est coupée par d'importants travaux à un kilomètre. Il ajoute que nous devrions pouvoir passer avec le tandem et la remorque. Quelques centaines de mètres plus loin nous devons effectivement nous glisser entre les bulldozers et autres tractopelles. La chaussée a disparue laissant place à de la terre ou à des cailloux de remblai. La progression se fait à pieds sur près de deux kilomètres. Nous saluons au passage les ouvriers, qui la surprise passée, nous rendent nos saluts avec de larges sourires. Sachant que nous n'arriverons pas à Véliko-Tarnovo ce soir nous installons la tente près d'un torrent sur un terrain plat. Des pins semblent là pour nous accueillir et retenir l'humidité. Nous apprécions l'endroit. De chaque coté de la petite vallée les montagnes. En contrebas (nous avons pris la précaution de ne pas nous installer trop près) le torrent dont les eaux claires font un bruit agréable. Des vignes sur les contreforts ont des grappes déjà bien dessinées laissant présager d'une belle vendange. Couchés nous n'avons pas de bruit de circulation (pas de voitures, camions, trains) mais des gouttes de pluie tombent sur la tente.
- La nuit a été bonne. Au matin la toile est à peine humide.
Dès le départ c'est de l'ascension. Elle dure toute la journée. Nous sommes dans les Balkans. Les travaux, contrairement à nos espoirs se renouvellent plusieurs fois nous obligeant à marcher. Cela nous freine dans notre progression. Un nouveau camping sauvage se révèle obligatoire. Nos réserves s'amenuisent. Heureusement il nous reste des pâtes qui vont nous apporter des sucres lents. Comme il nous reste du whisky, des cacahuètes et des olives vertes nous nous offrons un apéritif.
- 7 heures ce 24 mai de larges bandeaux de brume enveloppent les montagnes. Plus bas sur la route un bus dessert les villages isolés. Avec un camion qui monte vers les chantiers ce seront les seuls véhicules que nous verrons dans la matinée.
- La descente vers la vallée doit se faire avec prudence. La pente accentuée, la route en mauvais état nous obligent à freiner sans cesse. A 7 kilomètres avant la ville nous enfilons nos capes à cause d'une pluie serrée. L'orage qui grondait au loin est maintenant sur nous. Il nous déverse des trombes d'eau. Nous sommes de vraies éponges. En ville les rues sont torrents. Les bouches d'égouts vomissent l'eau qu'elles ont avalées plus haut. Nous ne faisons plus attention aux projections que nous font les voitures. Pour arriver au centre ville nous mettons pieds à terre. Les rues sont très en pente et l'eau qui courre nous gêne dans notre progression. Le centre ville qui est en hauteur n'est pas inondé. Un hôtel nous fait la chambre à 40 €. C'est cher. Nous sommes prêt à accepter la proposition d'un homme qui loue une chambre à 30 €. Celle-ci étant éloignée du centre nous optons pour l'hôtel.
Cette première journée dans l'ancienne capitale bulgare se passe sous un ciel encore bien bas. De la terrasse ou nous prenons le petit déjeuner nous admirons les ruines d'un ancien monastère. Plusieurs clochers, au bronze verdi, émergent au-dessus des toits. La ville s'accroche aux versants des montagnes et descend jusqu'au fond d'une étroite vallée. Dans le courant de la matinée nous faisons une promenade dans la vieille ville. De jolies maisons valent le coup d'oeil. Nous allons aussi jusqu'aux ruines des monastères lesquels sont surplombés d'une abbatiale rénovée. A l'intérieur se trouvent des peintures qui seraient jolies si les couleurs n'étaient pas aussi ternes. Du parvis de l'abbatiale la vue sur la ville et la vallée est superbe. Sur le chemin du retour un jeune homme vient nous parler en anglais. Il a un fort accent. Dans la conversation je comprends qu'il est australien (de la région de Perth).Il fait un voyage en Europe en bus et à vélo. Peter Heinrich passe une partie de l'après-midi et dîne dans une pizzeria avec nous.
- La journée sui suit est à l'orage et à la pluie. Nous en profitons pour prendre une journée de repos.
Mardi 27 mai - Jour 382 - en direction de Pycé (Russé).
- Plus de 100 kilomètres nous séparent de Pycé (frontière bulgaro-roumaine). Deux à trois jours sont prévus.
Lors du règlement de la chambre la réceptionniste nous présente un supplément pour petits déjeuner de 12 levas. La somme est modique mais je refuse de la payer faisant connaître que les petits déjeuners sont compris dans le prix de la chambre et que par ailleurs la qualité est loin de justifier un supplément. Je remonte chercher nos bagages suivi de la responsable du snack bar. Je me fâche tout rouge (ou plutôt je deviens pâle). Je dois faire peur. Elle n'insiste pas. Alors que je charge la remorque, un jeune travaillant pour l'hôtel vient à son tour me demander 3 levas pour avoir dit-il gardé le matériel. Sans l'épisode du supplément des petits déjeuners je lui aurais donné sans doute le double de ce qu'il me demande mais encore sous le coup de la colère je lui déclare qu'il n'aura rien. Il menace de se plaindre à la police. N'ayant plus de remords je l'invite à aller la chercher. Il n'insiste pas. Ces deux là ne nous garderons pas dans leurs coeurs mais à trop vouloir on trouve le contraire.
- Le temps est incertain mais il ne pleut pas. La vallée que nous suivons est belle avec le torrent qui court en son fond. N'ayant pas trouvé de magasin pour faire des courses nous sommes sans provision. Heureusement vers 13 heures nous trouvons un restaurant routier. Fréquenté essentiellement pas des turcs la cuisine est kebab. Nous prenons une assiette de haricots avec des morceaux de poulet. J'ai faim cela passe mais Bernadette n'a pas beaucoup d'appétit. Je finis son assiette. En fin d'après-midi un renfort de flèche casse. Ce n'est pas étonnant avec les routes impossibles que nous avons. Nous trouvons un endroit pour camper mais il nous faut enlever les bouses de vaches sèches. Nous dînons de peu, une boite de thon et de maïs, sans pain. La pluie nous oblige à entrer rapidement sous la tente.
Au matin la pluie qui est tombée en averses toute la nuit continue son manège. Nous plions humide. Notre départ se fait en descente. Nous roulons prudemment à cause du renfort de flèche cassé. Dans le premier village nous avons la chance de trouver un carrossier qui nous fait une soudure. Le patron de l'atelier, comprenant que nous sommes français s'occupe personnellement de nous. Il explique que sa fille et son gendre habitent Paris. Il y a séjourné trois mois. La soudure faite il refuse tout paiement. Grâce à lui nous déjeunons dans un restaurant d'un club sportif tout proche. Nous n'aurions pas été admis sans sa recommandation. Pendant le repas une grosse pluie d'orage rebondit sur le sol.
- Les 50 kilomètres qui nous séparent de Pycé sont faits sous les averses. Nos capes ne nous protègent plus mais nous empêchent d'avoir froid. La nuit est tombée lorsque nous arrivons. Nous prenons le premier hôtel que nous trouvons. C'est un 3 étoiles à 80 €. Nous pensons qu'avec ces prix ils ne vont pas attirer les touristes. Consolation, l'eau de la douche bien chaude et un excellent repas que nous faisons servir dans notre chambre.
Avant de passer en Roumanie nous nous reposons une journée. Nous visitons Pycé qui est assez jolie avec ses larges rues réservées aux piétons. Des quartiers anciens avec de belles maisons et immeubles sont en rénovation. Quelle différence entre le sud et le nord de la Bulgarie.
Les campings sauvages en pleine nature Les villes de Plovdiv, Véliko-Tarnovo, Pycé La traversée des Blakans
Le manque de chaleur dans l'accueil en général (sauf Georges) Le prix des hôtels surévalué et les rallonges demandées Les routes défoncées Le camping de Sofia mal entretenu et mal tenu Le manque d'intéret pour l'écologie |
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