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REMISES EN FORME DES  VOYAGEURS

Au revoir le Maroc

-Mer forte.


  • Comme il nous l'a été spécifié nous sommes au port en vue des formalités d'embarquement à 15 heures. Celles-ci avec le temps d'attente dure environ une demi-heure. Après avoir pris possession de notre cabine (individuelle à un grand lit) nous allons au bar. Nous commandons deux bières. Le barman nous dit que les dirhams ne sont pas acceptés. Nous lui faisons part de notre incompréhension en arguant du fait que nous sommes sur un bateau marocain. Finalement, avec discrétion, il nous fait le change de nos 700,00 dirhams.
Le départ programmé à 18 heures est reporté à plus tard à cause d'une mer forte. Nous prenons notre mal en patience en restant au bar et en dînant. Vers 21 heures 30 nous retournons à notre cabine. Enfin à 22 heures 20 le ferry quitte le quai.
  • Dès la sortie du port nous sentons le tangage. De la fenêtre de notre cabine dirigée vers l'avant du bateau nous voyons la proue se soulever puis descendre en fonction des vagues et des creux. Bernadette se couche et se laisse bercer. Je profite encore quelques instants du spectacle avant de me glisser à mon tour dans les draps.

Nuit agitée

Le tangage se fait maintenant plus fort. Vers minuit Bernadette se précipite dans le cabinet de toilettes et y reste près d'une demi-heure à vomir. Elle fait ainsi plusieurs aller et retour au cours de la nuit. Moi-même, je suis un peu gêné et l'estomac me vient une fois sur les lèvres.
Toute la nuit et jusqu'à plus de midi le bateau frappe avec rudesse les vagues. Nous négligeons le petit déjeuner et le déjeuner restant allongés dans notre lit.

  • Le calme après le tempête.

  • Le vent baisse. La mer se calme. Les vagues ne font maintenant que de petits clapots. Le ferry maintenant file à une bonne vitesse. Nous descendons dans les salons où de nombreux passagers sont déjà installés. Les visages sont encore pâles et les traits tirés. Pour nous remettre avant le dîner nous prenons un apéritif. Le repas n'est pas fameux. Nous nous forçons plus à manger que nous avons d'appétit. Nos voisins de table ne touchent pas beaucoup plus à leurs assiettes. Avant de rejoindre notre cabine nous discutons un peu.

La nuit et la journée qui suivent se déroulent sans problème. Nous touchons les quais de Sète à 17 heures au lieu de 8 heures. Les formalités policières et douanières sont réduites au minimum.

  • Nous avons le plaisir de voir nos deux amies niçoises Mireille et Nicole lesquelles ont tenu à venir nous accueillir.
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  • Le tracé en noir correspond à notre remontée à tandem de Sète à Vertou près de Nantes du 19 avril au 12 juin 2007.

Les autres couleurs correspondent aux divers tracés de nos déplacements avec le "Land Rover Defender" acheté une semaine après notre retour. L'ultime étape ayant lieu à Le Havre le 20 février 2008, jour de notre embarquement sur le Grande San Paolo de la Cie Grimaldi pour l'Argentine.

Sur le sol de France

  • Sète

  • Avec nos deux amies qui restent une journée en notre compagnie nous visitons Sète et quelques curiosités des alentours. Nous dégustons les fameuses huîtres de Bouzigues mais aussi  les moules farcies à la sétoise et les tielles (recette italienne venue avec les gamelles des émigrées napolitaines) dans quelques restaurants parmi les nombreux que compte la ville.

Il est bon de dire aussi que Sète n'est pas une jolie petite ville endormie, c'est sous des habits de princesse, un port de commerce actif (le second français de la Méditerranée). 

  • Sous le charme de la ville nous y restons encore deux journées à nous reposer et à flâner le long des canaux. Nous calmons un peu notre fringale de bonnes choses dans quelques restaurants qui longent les quais.
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  • Lente remontée

  • Nous quittons Sète sous le soleil à près de midi. Bien que la route soit presque plate nous ne dépassons pas 30 kilomètres nous arrêtant dans un camping à Palavas les Flots. Après une journée de repos nous reprenons notre chemin passant à La Grande Motte puis nous campons à Lunel avec une nouvelle journée d'arrêt.

Nimes longée nous remontons vers la vallée du Rhône par la nationale 86. Quelques montées nous donnent un peu de peine. Une auberge nous demande 38,00 € pour une chambre qui n'en vaut pas 15. Nous faisons toujours en grimpant quelques kilomètres de plus et trouvons un hôtel 2 étoiles lequel est de bon confort. La patronne au départ semble un peu revêche mais avec les heures nous la trouvons finalement sympathique.

  • Gens simples, sympathiques et accueillants

  • En cette journée du 28 avril nous reprenons la route avec quelque peine, la fatigue d'hier n'étant pas totalement estompée. Au cours du repas de midi que nous prenons au restaurant nous discutons avec l'adjoint au maire du village. Ce dernier nous indique un camping à une dizaine de kilomètres plus loin. Arrivés dans la localité nous ne trouvons pas. Nous continuons en cherchant un coin où nous pourrions poser notre tente en camping sauvage mais le plus souvent les terrains sont cultivés et enclos ou alors ce ne sont que cailloux. Alors que nous désespérons Bernadette avise une maison près de laquelle nous pourrions camper. Je vais à la maison et demande aux propriétaires l'autorisation de nous installer. La réponse est positive mais au bout de quelques minutes il nous est proposé de bénéficier gratuitement du gîte d'étape disponible à l'étage de la demeure. Après avoir accepté et posé quelques affaires nous allons boire un verre avec nos hôtes. Nous avons le plaisir lors de la conversation de parler de voyages avec eux d'autant que l'homme a fait pendant plusieurs années des tournées en Afrique du nord et noire. Ce n'est que bien plus tard que nous gagnons le gîte. Après un frugal repas nous nous glissons dans les draps.
En début de matinée nous quittons Gilles et Nicole DESMEURS. (voir dans les liens pour coordonnées de location de gîte).
  • Quinze kilomètres nous séparent de Le Teil où nous avons l'intention de faire une visite à Luce et Lucien Gayraud. Nous y arrivons une heure et demie plus tard. Nous restons trois jours qui hélas sont très arrosés.

Le 2 mai nous reprenons la route jusqu'à Valence en passant à travers les gouttes. Le 3 nous sommes nos jeunes amis Sylvie et François Dupont de Bourg de Péage qui nous font le meilleur accueil. Le temps triste et pluvieux est largement atténué par leur gentillesse. Nous les quittons trois jours plus tard avec l'envie de les revoir, soit chez eux ou dans un autre coin du monde, puisqu'ils projettent de faire un tour de la planète en camping car à partir de 2009 avec leur deux filles.

  • Quelques soixante kilomètres plus loin nous faisons à nouveau halte chez Annie et Bernard Dupuis, amis de plus de trente ans qui nous reçoivent à leur tour avec chaleur et convivialité. Nous repartons de chez eux heureux mais les muscles lourds à cause des libations et la bonne table avec laquelle ils savent accueillir.

Le 10 mai nous repartons passant Givors puis prenons  la direction ouest par les communes de Saint Didier sous Riverie. Nous peinons beaucoup dans l'ascension des cols. A cette endroit, fourbus, nous cherchons désespérément un endroit pour dormir mais il n'y a ni hôtel, ni camping. Grâce à la gentillesse d'une habitante du lieu, Clotilde LLUCH (qui a déjà voyagé et qui sait ce qu'hospitalité veut dire mais hélas dispose d'un tout petit logement), nous trouvons refuge sur un terrain communal  (aire de jeux) herbeux où nous pouvons planter notre tente. La nuit est calme malgré un orage qui gronde au loin. Quelques gouttes de pluie nous font craindre pendant un moment le déluge mais heureusement il n'en est rien.

  • Avant de rejoindre Monthoron les Bains où nous avons décidé de faire halte pour l'étape suivante il nous faut encore grimper pendant plus de trois kilomètres. A Sainte Catherine nous sommes heureux de voir la route descendre lentement tout d'abord puis plus rapidement ensuite vers la vallée de la Loire. Monthoron les Bains atteint nous trouvons un accueillant motel. 

Au Coteau avant Roanne nous voulons faire halte au Park Hôtel se trouvant sur notre route. La patronne veut encaisser les nuits et les petits déjeuner à l'avance. Après discussions nous repartons. Son hôtel qui semble vide ne sera pas rempli avec ce geste peu commercial. Un peu plus loin nous trouvons un hôtel Ibis où nous avons le meilleur accueil. Nous décidons de nous y reposer le week-end.

  • Lundi 14 mai. La météo annonce des la pluie et du vent. Nous préférons ne pas repartir aujourd'hui. Bien nous en prend, alors que nous sommes au  petit déjeuner la pluie se met à tomber. Le ciel chargé ne promet pas d'éclaircie.

Nous progressons en direction de Lapalisse. Cette cité est la capitale des vérités. Nous hésitons à nous y arrêter. S'y trouvent deux hôtels dont l'un est fermé ce jour. L'autre est cher. Nous repartons en espérant trouver quelque chose en route. Quelques dix kilomètres plus loin nous décidons de faire un camping sauvage près d'une maison délabrée appartenant d'après le voisinage à l'État qui l'a récupérée. Nous nous couchons à la tombée de la nuit. Fatigués nous ne tardons pas à nous endormir.

  • Mardi 15 - 6 heures 30 - de minuscules gouttes viennent mouiller la tente. Nous pensons qu'elles vont arrêter rapidement. Hélas, à 9 heures la pluie tombe encore mais cette fois à grosses gouttes serrées. Armé d'un parapluie je vais jusqu'au petit village distant de deux kilomètres. S'y trouve un petit hôtel restaurant mais hélas je suis informé que pour le pont de l'Ascension l'établissement est fermé. Je retiens quelques viennoiseries pour que nous puissions prendre un petit déjeuner après avoir plié notre tente totalement mouillée.

Sur les conseils des propriétaires de l'hôtel restaurant nous quittons la nationale 7 pour des petites routes. Si nous y sommes en sécurité et tranquilles (pas de circulation, surtout les camions). Nous ne recevons pas non plus l'eau soulevée par les roues des véhicules, laquelle nous aurait rapidement trempés. Nous trouvons beaucoup de charme aux petites routes mais nous peinons fort. En effet, à peine avons-nous descendu une colline qu'il nous faut grimper à nouveau. Un incident technique dû à un pneu défectueux nous oblige à changer de chambre à air et pneu à l'avant du tandem. Nous sommes aidés par un homme  sympathique lequel nous donne une chambre à air (que je vais conserver en cas de besoin). Après de nombreuses difficultés, dues au terrain et à la pluie qui tombe pratiquement sans arrêt, qui nous fatiguent beaucoup c'est sur les rotules que nous arrivons à Saint Pourçain sur Sioule. Sans trop réfléchir nous nous nous arrêtons au premier hôtel. C'est vieux, la chambre est à 40 € (nous pensons que le rapport qualité/prix est au-dessus de la réalité). Les propriétaires sont jeunes et ont beaucoup de courage d'avoir pris l'établissement. Auront-ils assez de moyens pour faire effectuer les travaux indispensables pour remettre l'hôtel aux normes... Nous sommes obligés de rester une journée au repos pour deux raisons : la première nous voulons prendre du repos et sécher la toile de tente; la seconde c'est la pluie qui tombe toute la journée.

  • 18 mai - Nous sommes levés de bonne heure. Nous comptons rejoindre aujourd'hui Montluçon. La nationale qui nous y mène est interdite aux poids lourds de plus de 19 tonnes ce qui nous donne un peu d'air. Nous faisons encore face aux nombreuses bosses. Parfois nous descendons à plus de 55 kilomètres/heure mais les montées le sont le plus souvent à 4 ou 5 kilomètres/heure. Avant Montmarault, déjà fatigués nous pensons nous arrêter dans cette ville tellement cela nous semble dur. A Montmarault nous sommes surpris de voir que les commerces et hôtels sont fermés. La faim au ventre nous trouvons quand même des sandwiches dans une charcuterie miraculeusement ouverte. Nous les dévorons à la sortie de la ville, debout près de notre tandem. Bernadette sent à nouveau ses genoux enflés lui faire mal quant à moi je doute de mes forces pour continuer. Nous reprenons pourtant la route. Celle-ci toujours faite de collines et de vallons nous oblige encore à de nombreux efforts. C'est sans jeu de mots complètement vidés et les membres douloureux que nous arrivons à Montluçon. La descente de près de trois kilomètres avant d'y arriver est un bonheur. Nous savons qu'un petit mouvement du guidon ou un trou sur la chaussée nous serait sans doute fatal mais nous prenons le risque de nous laisser aller à 59 kilomètres/heure. Nous trouvons un hôtel Formule 1. Les toilettes sont sur le palier mais les prix des hôtels précédents nous rappellent à un peu de modestie. Avantage nous avons tout près un centre commercial Carrefour. Nous prenons pour deux nuits.

La route vers Argenton sur Creuse débute par une montée puis ce sont ensuite des vallonnements. Le camping est ouvert. La ville semble agréable nous allons y rester deux jours.

  • Sur les conseils du gérant du camping nous prenons une petite route qui longe pendant un long moment la Creuse. Ce n'est pas plus facile que par la nationale mais l'avantage c'est que nous y sommes tranquilles (pas de camions et peu de voitures). A Le Blanc il nous semble trop tôt pour nous arrêter. Après avoir déjeuné de sandwiches nous reprenons la route en direction de Saint Savin encore à 18 kilomètres. Là nous y trouvons un camping tranquille, bien plat à l'herbe rase. Nous sommes vendredi après-midi. Nous pensons repartir dimanche matin.

La pluie qui tombe presque sans cesse et les rafales de vent nous retiennent à Saint Savin les dimanches et lundi de Pentecôte.

  • De Saint Savin nous allons jusqu'à Bressuire. Nous y restons deux jours avec l'espoir de visiter la ville. Celle-ci ne nous plaît pas. Hormis le centre ville qui est un peu animé tout le reste de la ville semble mort.

L'étape suivante est prévue jusqu'à Mortagne sur Sèvre mais là, il n'y a pas de camping et le seul hôtel est complet. Nous continuons notre route jusqu'à Clisson où nous plantons la toile pour la nuit.

  • Clisson est jolie mais nous la connaissons puisque nous habitons à moins de 15 kilomètres de là.

12 juin 2007

Dernier jour de route. Nous voici aux abords de la Haye Fouassière. Lorsque nous traversons le bourg vers midi, personne ne s'intéresse à nous même si certains entrant ou sortant des commerces nous regardent. Après une hésitation nous décidons de rejoindre le camping du Loiry à Vertou où nous parquons notre matériel sur un emplacement.

  • Dans l'après-midi nous allons acheter (en compagnie d'une amie) une nouvelle tente chez Décathlon. Notre nouvelle demeure nous semble immense. Elle est dotée d'un séjour et de deux chambres. Nous pouvons nous tenir debout sans toucher le toit.

  • C'EST ICI QUE SE TERMINE LE VOYAGE A TANDEM.

CHANGEMENT DE MONTURE

  • REFLEXIONS SUR LA SUITE DU VOYAGE

  • Au cours des premiers jours après notre arrivée dans la région nantaise nous réfléchissons sur les moyens à utiliser pour continuer notre voyage en Amérique.
Ce vaste continent que nous souhaitons visiter du sud (Argentine) au nord (Canada) présente de grosses difficultés à tandem. Par ailleurs, lors de la première partie de notre voyage nous avons constaté qu'il ne nous était pas aisé de quitter l'itinéraire fixé pour aller vers des sites digne d'intérêt. Ceci nous a souvent laissés quelques regrets.

  • NOUS DECIDONS DE CHANGER DE MONTURE

  • Quelques jours plus tard après avoir cherché sur internet nous trouvons le véhicule qui semble correspondre à nos attentes. Moins écologique que notre tandem mais  moins fatigant notre dévolu s'est porté sur un Land Rover Defender 110.



Souhaitant rejoindre l'Amérique du Sud que vers la fin de septembre ou le début d'octobre nous profitons de ce délai pour nous familiariser avec notre nouvel engin et visiter notre famille et et nos amis.
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-PENDANT L'ATTENTE D'UN BATEAU

Trouver un cargo pour nous emmener avec notre véhicule prend plus de temps que prévu. La demande est plus forte que l'offre.

  • Nous avons enfin une date pour rejoindre l'Argentine. Ce sera le 12 février 2008 au départ du Havre sur le Grande San Paolo, un roulier italien. Le voyage sera de 28 jours environ.

Ayant eu de notre amie Mireille, une invitation pour quelques semaines à Nice, nous descendons au cours du mois d'octobre 2007 vers le sud. Pendant notre descente vers le sud nous visitons les personnes qui se trouvent sur notre trajet.

  • Le 22 octobre nous sommes à Nice. Nous y sommes accueilli avec énormément de gentillesse par Mireille. Comme celle-ci, avec deux amies, part pour sept semaines au Laos et au Cambodge, elle nous laisse son appartement. Nous avons vue sur le port de commerce et la Méditerranée. Nous ne connaissons pas encore la durée de notre halte. Nous sommes si bien reçu que nous nous sentons bien. Nos journées se passent en balades en ville ou sur la Promenade des Anglais. En cette saison les étrangers sont nombreux et nous entendons, dans les lieux touristiques, très peu parler français.

Le temps qui est presque toujours superbe nous permet d'admirer les paysages. En voici quelques uns (ceci à l'attention de celles et de ceux qui ne connaissent pas ce coin agréable de la France).
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En Espagne et au Portugal

  • Alors que nous sommes prêts à repartir de Nice nous sommes contactés par deux amis Jean-Pierre et Pierre avec lesquels nous passons d'agréables moments en balades en ville et aux alentours ou encore autour de bonnes tables. Nous différons de ce fait notre départ d'une dizaine de jours.

Le 29 novembre nous quittons Nice pour l'Espagne. Sur notre route nous nous arrêtons à Valence sur Baïse , canton du Gers où nos amis Claudette et Roger Galinié ont décidé de poser leurs valises. Ils y ont acheté une maison dans le bourg. Pendant quatre jours dans une joyeuse ambiance nous goûtons aux spécialités locales (foie gras, Floc et encore Armagnac).

  • 08 décembre - nous apprenons que notre fille Emilia a eu un accident avec sa voiture. Des dégâts matériels importants et trois cotes de cassées. Nous demandons si nous devons remonter dans la région nantaise pour l'aider pendant qu'elle se remette d'aplomb. Ce ne sera pas nécessaire dans l'immédiat puisqu'elle sera aidée par Eugénie notre dernière fille. Nous nous tenons toutefois prêts au cas où on aurait besoin de nous.

  • 03 décembre. La route de l'Espagne s'offre à nous. La journée est grise et nous roulons jusqu'à Santander en Espagne sous les averses. Le temps et la nuit abrègent nos recherches et nous nous arrêtons dans le premier hôtel que nous trouvons. C'est un 3 étoiles. Le prix est en rapport.

Nous reprenons notre route sous un soleil radieux et la journée est belle. Les paysages sont magnifiques tant lorsque nous longeons la cote que lorsque nous sommes à l'intérieur. A quelques kilomètres de Saint Jacques de Compostelle (Santiago de Composelle)  nous faisons halte dans une pension craignant de ne rien trouver avec parking plus loin. Il y fait froid. On nous met un chauffage mais cela ne suffisant pas nous y ajoutons notre chauffage électrique soufflant. Au matin, malgré cela, le sol de salle de bains est  couvert d'humidité. De plus, le petit déjeuner est plutôt réduit.

  • Frustrés

  • Il a dû pleuvoir une partie de la nuit. Au matin la pluie est fine et serrée. Nous prenons la direction de Santiago de Compostelle avec l'intention de visiter la basilique. Nous tournons pendant plus d'une heure sans possibilité de nous garer (les parkings sont en sous-sol et avec la hauteur de notre véhicule l'entrée ne peut se faire). La pluie qui tombe ne nous facilite pas la tâche. Nous décidons à contrecoeur de reprendre notre route. Cette journée tout en pluie nous gâche le plaisir et nous n'avons qu'une hâte c'est d'arriver à Porto. Contrairement à notre habitude nous prenons l'autoroute. A quelques kilomètres avant Porto nous prenons une chambre dans un hôtel Ibis. Il n'est que 15 heures 30 locale mais nous n'avons pas envie d'aller plus loin.

Nous délaissons Porto et continuons sur Lisbonne. Du vin de Porto nous en trouverons partout au Portugal. Les 300 kilomètres séparant les deux villes sont faits sans difficulté. Lorsque nous sommes sur les autoroutes nous n'avons pas le même aperçu que lorsque nous roulons sur les nationales, traversant petites villes et villages. Notre impression est un laisse-aller permanent. La campagne n'est pas aussi jolie que celle vue dans le nord  de l''Espagne, de nombreux déchets papiers et plastiques jonchent les bords de routes, les maisons et leurs alentours sont plus ou moins en désordre.

  • Lisbonne

  • Nous nous arrêtons au camping de Lisbonne. Celui-ci est curieusement enchâssé entre des voies express et autre rocades. Toute échappée à pieds est dangereuse, aucun trottoir ne permettant de marcher en sécurité.

Le 6 décembre - Nous prenons le bus pour aller dans le centre de Lisbonne. De nombreux détours nous permettent de voir les quartiers populaires. Les populations sont bigarrées, le passé colonial du pays attire les mozambicains, les brésiliens et autres gens d'anciennes iles devenues maintenant états indépendants. Si les quartiers portuaires sont d'un intérêt moyen, le centre de la ville, quant à lui, est très agréable. De magnifiques places et bâtiments illustrent du passé. Nous flânons tout l'après-midi.

  • Le lendemain nous élargissons notre périmètre de promenade en prenant un bus à impériale. Nous traversons de nombreux autres quartiers, notamment ceux du nouveau centre, le port, le quartier de Belem. Sur ce parcours de nombreux édifices ont élevés à la gloire de découvreurs du Nouveau Monde et des conquêtes qu'ils ont faites pour le Portugal. Bien qu'il soit intéressant de visiter de cette manière la ville nous sommes malheureux de n'avoir pu prendre les photos que nous désirions, les arrêts n'étant pas forcément faits aux endroits les plus appropriés. En voici quelques unes toutefois qui permettent de se faire une idée de la promenade.
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  • Retour en Espagne

  • Le 09 décembre nous quittons Lisbonne sous un ciel bas. Passé le Pont du 25 de Abril qui surplombe l'estuaire nous nous trouvons rapidement dans une sorte de désert humain. En effet, pendant plus de cent kilomètres nous trouvons que quelques modestes villages, aux maisons plus ou moins délabrées. Les campagnes sont faites de pinèdes rachitiques. Nous y voyons parfois quelques moutons ou cochons. Ce n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de l'Espagne, en direction de Séville que la nature se fait plus riche et plus entretenue.

Ayant passé la frontière entre le Portugal et l'Espagne nous nous arrêtons dans un camping aux installations vétustes. Nous aurions fait un camping sauvage que nous aurions eu autant de confort.

  • Au matin nous reprenons notre route vers Séville que nous atteignons dans le début d'après-midi. Après avoir un peu cherché nous trouvons un camping aux installations correctes.

  • Séville

  • Nous laissons notre véhicule au  camping et prenons le bus pour rejoindre le centre ville de Séville qui se trouve au moins à huit kilomètres.

Nous sommes fascinés par le nombre et la beauté des édifices. La cathédrale est magnifique de l'extérieur. Un office ayant lieu nous ne pouvons pas visiter aujourd'hui l'intérieur. Nous prenons des photos de divers lieux, sur les boulevards et de petites rues. La nuit est tombée depuis un long moment lorsque nous revenons au camping. L'intérêt que nous portons à la ville demande que nous y retournions. Ce sera sans doute qu'après demain.
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  • notre confort à la halte nous achetons une petite cuisine annexe. Elle ne devrait pas prendre trop de place  pour être placée dans nos bagages et nous apporter à la halte (surtout pour quelques jours) un confort que nous n'avions pas jusqu'à présent. Nous serons alors à l'abri du vent et des intempéries pour faire notre cuisine et prendre nos repas.
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  • 13 décembre. Après déjeuner dans un restaurant typique andalou nous visitons l'Alcazar de Séville. Les premières pièces nous semblent bien ordinaires puis c'est tout à coup l'enchantement andalou-mauresque. Les décors de mosaïques, les arcades, les bassins, les patios et les jardins nous laissent bouches bées. Voici ci-dessous un reflet de ce que nous avons pu admirer.
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Vers le Maroc

  • 15 décembre - nous quittons Séville avec l'intention de nous arrêter à Grenade. Lorsque nous y arrivons nous trouvons un terrain de camping privé (celui du centre ville est fermé). Les installations sont entretenues du bout du balai, les espaces sont sales et le réceptionniste a tout de l'alambic tellement il empeste l'alcool. La température est proche de zéro. Nous décidons de descendre vers la cote méditerranéenne. Nous prenons notre repas de la mi-journée dans une cafétéria en cours de route. A Alméria, il fait déjà nuit. Nous nous perdons un peu mais enfin nous trouvons la route qui nous mène à Aguilas, petite ville côtière où nous savons trouver un camping bien tenu (nous nous y sommes arrêtés en 2004). Il est plus de 20 heures lorsque nous y arrivons. La nuit promet d'être fraîche ici mais beaucoup moins froide qu'à Grenade.

17 décembre, une nouvelle nous désole et nous inquiète. Notre amie Mireille dont nous avons occupé l'appartement à Nice a eu un malaise lors de son voyage au Cambodge. Rapidement rapatriée sur Paris, elle a subi une opération. Une tumeur a été enlevée au cerveau. Le 18 décembre au matin nous sommes rassurés tout s'est très bien déroulé. 

Cela fait trois jours que nous sommes à Aguilas. Trois jours gris et venteux., froids le soir. Si nous n'attendions pas Jean et Monique Guyot (lesquels nous ont rendu un fier service en janvier 2005), nous serions sans doute repartis. Ceux-ci arrivent en fin d'après-midi du 19 décembre. Nous passons la soirée ensemble. Discutant du temps froid qu'il fait actuellement nous envisageons d'aller faire un tour au Maroc. Nous ne savons pas si Monique et Jean pourrons nous y accompagner car ils sont seulement détenteurs de la carte nationale d'identité...
  • 20 décembre - Ce matin nous sommes presque prêts lorsque Jean vient nous dire qu'ayant réfléchi et surtout ne sachant pas vraiment s'ils pourraient embarquer pour le Maroc que Monique et lui ont décidé de rester à Aguilas. Nous partons en fin de matinée, seuls, en direction du sud.

  • Hasta luego Espagna - Bonjour le Maroc

  • Après une route sans problème jusqu'au sud d'Alméria nous avons tout à coup de fortes averses de pluie. La grande vitesse des essuie-glaces suffit à peine pour nous permettre de distinguer les véhicules qui nous précèdent. Il faut rouler avec prudence. Nous pensons au temps où cyclistes nous étions trempés en quelques minutes. Profitant de la vente des  tickets de ferries dans les stations services nous faisons l'acquisition de nos billets. Comme nous avons le choix de quitter l'Espagne à Algéciras, en ferry traditionnel, ou à Tarifa et prendre un ferry rapide nous optons pour cette deuxième solution. La traversée sera de  35 à 40 minutes  au lieu de 2 heures 30.

Les formalités de police au départ sont brèves. Nous devons seulement attendre que le ferry arrive de Tanger puis embarque les nombreux véhicules qui se trouvent devant et derrière nous.

  • Longueur des formalités et patience éprouvée

  • Moins de 40 minutes ont effectivement suffis pour toucher le continent africain. Là commence la ronde des fonctionnaires de police et de douane. Leur gentillesse n'est pas mise à défaut mais l'organisation est un modèle de lenteur et tractationstout d'abord c'est un individu portant un blouson au dos duquel sont mentionnées en arabe et en français écrivain public. Cet homme est censé nous faciliter les formalités. En fait, il courre d'un véhicule à l'autre essayant d'en faire un maximum par rapport à ses collègues. Après avoir rempli un formulaire d'après les éléments portés sur la carte grise du véhicule il nous rapporte le document. Ce faisant il sollicite une rémunération pour son travail. Comme à notre habitude (bien que nous avons vu la majorité des propriétaires de véhicule donner un ou deux billets) nous lui faisons part de notre désolation de ne pouvoir accéder à sa demande lui disant que ce travail ne lui a pas été demandé par nous mais imposé et qu'il doit demander à son employeur l'état, de le payer. Il rétorque qu'il est indépendant.. Nous restons sur notre position et il s'en va mécontent et bougonnant. La ronde continue par le ballet de deux douaniers, lesquels au lieu d'inviter les voyageurs à se présenter à un guichet font à leur tour un passage auprès des véhicules récupérant le document précédemment rempli. Une certaine pagaille est observée. Enfin après de longues et interminables dizaines de minutes nous voici possesseur de notre document d'entrée au Maroc pour notre Land Rover Defender. Nous avons traversé le Détroit de Gibraltar en moins de 40 minutes mais nous sommes restés plus de 75 pour avoir un papier.

La descente vers Agadir

Comme il est maintenant plus de minuit nous ne cherchons pas le camping de Tanger. Nous
sommes presque persuadés qu'à cette heure il est fermé et nous n'avons pas la certitude de le trouver. Nous prenons donc, la direction de Rabat, sous la pluie.

  • Les villes d'Assilah, Rabat, se passent sans difficulté bien que la signalisation soit pratiquement inexistante. A Casablanca nous perdons du temps et notre chemin. Grâce à un veilleur de nuit d'une usine nous retrouvons enfin notre route. Fatigués et à cours de carburant nous décidons de nous arrêter dans une rue peu passante pour dormir un peu. Lorsque nous nous réveillons le jour commence à poindre et les stations s'ouvrent. Un retrait de dirhams à une guichet automatique nous ouvre les possibilités de remplir le réservoir et de prendre un petit déjeuner. C'est toujours sous la pluie, plus ou moins violente, que nous continuons. El jadidah, Oualidia et la pluie s'arrête. Les violences des précipitations ont gorgé les terrains d'eau et de nombreuses routes sont coupées par des torrents boueux qui cherchent par les pentes successives de rejoindre les oueds. Avec le Land Rover nous n'éprouvons pas de difficulté, contrairement aux voitures de tourisme, à franchir ces obstacles. Un moment pourtant, entre Oualidia et Safi nous nous risquons sur une route couverte de 30 à 40 centimètres alors qu'une fourgonnette est arrêtée, moteur noyé, au milieu de la chaussée. Le peu de bitume restant de part et d'autre de la fourgonnette nous oblige à rouler avec les deux roues gauches sur le bas coté, qui compte tenu de l'eau et de la boue, nous amène à un patinage en règle. Pour sortir de ce guêpier nous devons notre salut qu'à la petite vitesse enclenchée et ce en marche arrière uniquement. Nos roues retrouvant de la fermeté nous faisons demi-tour. Des gendarmes, théoriquement là pour empêcher le passage nous regardent passer, en ricanant, visiblement ravis de notre mésaventure. Les 30 kilomètres faits sur cette route, qui devait nous raccourcir, sont refaits à l'envers jusqu'à la bifurcation menant à Safi par la cote.

Boues et glissades assurées

Entre Safi et Essaouira nous avons de nombreuses plaques de boue ayant glissées des terrains jusque sur la route. Nous devons y faire attention ainsi qu'au flaques d'eau énormes qui s'étalent sur la chaussée. La hauteur de notre véhicule et ses 4 roues motrices nous font franchir ces obstacles sans peine (ce qui n'est pas le cas des voitures légères, qui patinent et doivent être poussées par leurs occupants ou aidés par des habitants tout proche). La route Essaouira - Agadir est parfois quant à elle transformée en patinoire de quelques mètres à parfois plusieurs décamètres. Cette route que nous connaissons très bien pour l'avoir empruntée de nombreuses fois nous surprend. Ce qui nous surprend le plus c'est le manque de réaction des autorités pour faire revenir à une circulation normale. Nous comprenons très vite que le temps et le soleil nettoiera les routes et que les oueds actuellement en crues redeviendront à sec.

  • Retrouvailles

  • C'est avec une émotion non dissimulée que nous arrivons chez nos chers amis Janine Viel et Jacques Duménil.  L'accueil y est chaleureux et le bonheur est partagé. Il s'ensuit une soirée riche en souvenirs et en projets.

Dans la semaine qui suit Noël nous nous promenons plusieurs fois en ville où nous reconnaissons les endroits où nous nous sommes souvent promenés. La Marina d'Agadir encore en travaux lorsque nous sommes partis est maintenant ouverte au public. Nous y allons pour satisfaire notre curiosité. Nous trouvons l'endroit agréable bien que peu de bateaux soient attachés aux anneaux.. Nous pensons qu'avec le temps les places seront un jour comptées.
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  • L'année 2007 est morte. Vive l'année 2008

  • Nous fêtons l'agonie de l'année 2007 avec nos amis Janine et Jacques dégustant foie gras et autres mets délicieux. A 23 heures du Maroc nous recevons sur notre téléphone portable de nombreux voeux de ceux qui se trouvent sous d'autres latitudes. Une heure doit encore s'écouler avant que nous fêtions à notre tour l'année nouvelle.

Le lendemain nous recommençons nos libations avec d'autres français résidents au Maroc. Le soir nos estomacs chargés refusent de recevoir davantage (sauf Janine qui savoure une soupe harira qui semble excellente) mais c'est encore à plus de minuit que nous nous disons bonne nuit.

  • Déçus

  • Le 04 janvier nous apprenons que le Rallye Dakar est annulé. Nous avions prévu avec des français résidant à Agadir et sa région d'aller faire un tour sur le circuit dans le sud marocain. Nous somme déçus de cette annulation mais nous pensons aux concurrents, notamment les amateurs qui doivent l'être davantage que nous. Nous pensons même que l'avenir du Rallye est bien compromis.

05 janvier. Nous décidons en concertation avec  quelques autres couples de faire quand même notre virée. Autour d'un bon repas auquel nous ont invités Jeanne et Philippe nous programmons l'itinéraire et faisons l'inventaire des besoins. Le départ sera pour mardi 08 janvier à 08 heures.


  • Virée sur les pistes

  • 09 janvier. Après nous être ralliés chez Philippe et Jeanne nous partons à trois véhicules 4X4. Nous prenons la direction du sud en longeant plus ou moins la cote atlantique.

Plaisirs, enseignements, tensions

  • Plaisirs

Pendant les quatre journées que dure le raid nous avons l'occasion de voir et admirer des paysages divers. Nous passons, en effet, de la piste sablonneuse à celle où les cailloux roulent. Nous montons et descendons des pentes raides, roulons dans des oueds bordés de magnifiques dunes de sable. Nous traversons de nombreux villages où les enfants attirés par nos voitures viennent tout près en demandant qui, des bonbons, qui des vêtements ou un peu de monnaie. Si nos compagnons de route ont dormi dans des chambres d'hôtel de douars écartés de la circulation Bernadette et moi passons nos nuits au-dessus de notre Defender. Le silence nous plongent dans un sommeil de plomb. Nous apprécions aussi les haltes des déjeuners au cours desquelles nous sortons parfois tables et tabourets et grignotons, sur le pouce, tomates, grillades d'agneau, et buvons... du vin frais sorti de la glacière de Philippe.

  • Enseignements

Depuis l'achat du Defender nos déplacements s'étaient pratiquement toujours effectués sur route. Rouler sur pistes nous a permis de mieux connaître notre véhicule.

  • Placé en troisième et dernière position dans le convoi nous pouvions nous inspirer du comportement des autres conducteurs et de leurs véhicules.
Pour les franchissements sablonneux, caillouteux, humides, les premiers kilomètres sont franchis avec précautions. Ceci ayant pour effet, de nous faire distancer par nos compagnons qui à plusieurs reprises se sont arrêtés quelques minutes pour nous attendre. Les changements de vitesses répétés ont fait accuser à notre jauge de carburant une descente plus rapide que souhaité. Au cours des journées suivantes connaissant mieux les réactions du Defender notre vitesse s'est accentuée et la consommation est devenue plus raisonnable. Nous avions pour autant, par rapport aux autres participants, une charge plus importante avec notre couchage et notre coffre de toit et du matériel à l'intérieur du véhicule (ce dernier, pourtant bien assuré, sautait parfois de quelques centimètres faisant grand bruit en reprenant sa place. Par bonheur rien ne s'est cassé.

Le troisième jour, alors que nous roulions dans un oued, où des flaques d'eau stagnantes faisaient gerber l'eau de chaque coté des véhicules, une erreur de conduite nous fit nous écarter du sillage des deux 4X4 qui nous précédaient. En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire la roue arrière droite du Defender, enfoncée dans la boue, n'était plus visible. Malgré la petite vitesse enclenchée aucun mouvement du véhicule ne pouvait se faire. Bien au contraire, le poids semblait faire son ouvrage. Sans l'aide de nos compagnons, Philippe avec son Toyota Land Cruiser qui nous tirait, le dégagement des roues à l'aide de pelles, la poussée énergique de l'ensemble de nos compagnons, nous étions condamnés à rester là. Une fois sorti, la leçon était bien comprise...

  • Tensions

  • Dix personnes constituaient les équipes. Sans que cela fut déterminé par des mots les groupes se sont formés dès le départ par affinités.
Dans le premier véhicule Jeanne et Philippe auxquels s'est jointe par sympathie Janine afin qu'ils ne fussent pas seuls. Devant nous, avec son Mitsubishi Pajéro Jean-Jacques, son épouse Nicole puis Christian et Dominique deux restaurateurs de Dinard en vacances pour trois semaines au Maroc. Se trouvait, avec nous, notre ami Jacques.
Certains des participants de forte personnalité, qui à l'évidence ont l'habitude de se mettre en valeur, (réelle ou supposée), prenaient plus de place qu'ils auraient dû pour qu'une ambiance sereine soit constante. Ce qui pouvait amuser au début est devenu au bout du compte parfois déplaisant.

  • Écoutez-moi

L'un d'entre nous, qui se reconnaîtra et qui sera sans aucun doute reconnu à la lecture de ces lignes, s'est voulu le centre du groupe. Seul sa parole semblait devoir être entendue. Toutes histoires, boutades, voire plaisanteries (parfois de mauvais goût) étaient ponctuées d'écoutez-moi afin que l'assistance prête une oreille attentive... Par ailleurs, son manque de tact et d'éducation, tant à table (où il se servait sans parcimonie) que dans ses propos (toutes les personnes côtoyées lors de sa vie professionnelle ou dans la vie de tous les jours sont apparues comme des minables, dont il a semble-t-il su profiter). Lors de ses fanfaronnades nous constations que son épouse (qui semble mériter la plus grande estime) si elle ne confirmait pas se retenait parfois de dénier toute vérité aux propos tenus.

  • Un autre individu nous a aussi quelque peu dépités. Son comportement du début, tout en rondeur comme sa personne, s'est vite tourné vers l'aigreur, l'homme semblant en vouloir à l'humanité (mais surtout à la gent féminine). Des jugements à l'emporte-pièce, exprimés de façon très virulente, ont laissé le dernier soir une impression désagréable. Par ailleurs, son comportement (de cireur de bottes) vis à vis du précédent personnage était à la limite du ridicule.

En conclusion, sur le plan relationnel, il aura fallu aux autres membres de l'expédition de la patience mêlée d'indifférence pour que ces quatre journées se passent le mieux du monde. Il ne semble pas inutile d'ajouter que les boutades de notre ami Jacques ont souvent permis de détendre l'ambiance. Son coté bouffon nous a fait découvrir un homme, observateur, intelligent, empreint de sagesse. Nous lui laissons le bénéfice de la réussite de l'expédition sur le plan humain. Merci Jacques
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Retour en Espagne

-Dès le lendemain de notre retour à Tamraght près d'Agadir nous prenons la route en direction de l'Espagne.

Rencontre de cyclistes

Pendant la remontée du Maroc par la cote nous rencontrons plusieurs cyclistes. N'allant pas dans le même sens nous leur faisons bonjour de la main et du klaxon. A  Essaouira  ce sera Christian , un Lyonnais lequel remonte lui aussi le Maroc. Il est parti de Dakar et doit  rallier Lyon. Le début de son voyage s'est déroulé en compagnie de son épouse laquelle a dû abandonner pour cause de tendinite aux genoux. Le lendemain de cette rencontre nous avons une pluie battante. Nous espérons que notre cycliste, plus au sud, ne roule pas trempé. Nous aurons sans doute l'occasion de revoir Christian et de connaître son épouse lorsque nous passerons au Canada, ceux-ci, en effet, émigrent dans le courant du premier semestre pour ce pays.

  • Où l'incompétence est élevée au rang de l'art

  • Dès notre arrivée à Tanger nous prenons tout de suite la direction du port en vue de notre embarquement. Notre retour vers l'Espagne est prévu en direction de Tarifa.
Pour les formalités nous refusons l'aide des écrivains publics. Les formalités de police se passent rapidement malgré une certaine nonchalance des fonctionnaires (et de quelques passes-droits). Il faut ensuite que les documents concernant le véhicule soient visés et tamponnés. Du haut de notre cabine nous voyons les fonctionnaires de la douane s'agiter dans tous les sens, demandant les papiers, les visant, les faisant viser par une autre fonctionnaire, passant d'un véhicule à l'autre sans suite ni discernement. Où dix minutes suffiraient soixante sont nécessaires. Ces formalités terminées d'autres fonctionnaires postés plus loin procèdent à la fouille des véhicules (surtout celles des marocains d'Europe). Notre Defender passe sans qu'une portière ne soit ouverte. Après cela, nous avons une très longue attente avant l'embarquement, dans un désordre indescriptible (les uns veulent passer avant les autres glissant leurs voitures entre celles qui se trouvent devant eux) nous rapprochent du ferry. Lorsque nous entrons dans le ventre du navire 3 heures et demie se sont écoulées depuis notre entrée dans le port.

Les Espagnols sont plus rapides

Pour le même nombre de véhicules la douane espagnole procède en une demi-heure aux  vérifications. Lorsqu'un véhicule semble suspect, au lieu de bloquer le passage pour la fouille, celui-ci est mis sur le coté. C'est le cas de celui qui se trouve devant nous (un marocain immatriculé en Eure et Loire). Notre passage s'effectue sans fouille en moins d'une minute.

Comme nous avons perdu beaucoup de temps à Tanger il se fait tard. Les réceptions des campings sont maintenant fermées et nous n'avons pas l'intention de nous arrêter à l'hôtel.  Algéciras passée nous continuons sur Alméria. Avant d'y arriver nous nous arrêtons dans un endroit un peu écarté de la voie express où nous faisons un petit somme. En cours de matinée nous prenons un petit déjeuner dans une cafeteria au bord de l'autoroute. Nous remarquons que la clientèle est exclusivement composée de marocains qui remontent eux aussi.

  • Petite halte à Aguilas

  • Pour nous reposer un peu nous nous arrêtons au camping Bellavista à Aguilas. Nous savons y retrouver nos amis Jean et Monique Guyot. Nous restons là deux jours.

Quittant Aguilas nous remontons jusqu'à Bénidorm où nous faisons une visite à Régine et Pierre Lachenal. Nous regrettons que le camping soit complet à craquer (où nous avons séjourné huit semaines fin 2004, début 2005). Faisant le tour des campings des alentours aucun ne nous plait vraiment. Nous prenons la route malgré la nuit tombée. Une cinquantaine de kilomètres plus loin nous nous arrêtons dans un camping qui ne nous plaît pas davantage.

  • Dernière journée en Espagne

  • C'est tout d'abord sous un ciel gris que nous reprenons notre route mais le miracle espagnol s'accomplit très vite, un soleil généreux se met à briller.

Valencia passée nous prenons la direction de Sagunto par l'autoroute, puis c'est Zaragoza enfin Jaca avant d'atteindre la frontière hispano-française que nous traversons par le tunnel du Somport. Avant d'entrer dans Tarbes nous faisons halte dans un Etap hôtel.

Retour en France

  • Après la nuit à Tarbes nous retournons voir nos amis Claudette et Roger Galinié à Valence sur Baïse joli petit village de Gascogne.

Pendant les quatre journées passées en leur compagnie nous visitons les alentours, vieux châteaux (ceux des familles Lagardère et Pardaillan) et goûtons à nouveau au fameux Floc de Gascogne.

  • Le 23 janvier nous sommes de retour dans notre région. Nous faisons halte à Saint Michel en l'Herm chez notre amie Thérèse Toullec laquelle est heureuse de nous revoir. Nous lui exprimons toute notre peine de la savoir maintenant seule après que Pierrot ,son mari, lui ait dit un au revoir définitif le 9 janvier dernier. Une longue amitié de 33 ans nous permet de lui dire, que de d'ici ou de là, nous serons toujours  près d'elle.

  • Derniers jours avant le départ

  • Le 30 janvier nous quittons notre amie Thérèse pour rejoindre notre dernière halte avant de rejoindre Le Havre. Nous sommes reçus avec beaucoup de  gentillesse par notre cousine Annette Brosseau au Loroux-Bottereau. non loin de Nantes.

Le 04 février nous sommes informés par Mer et Voyages que le départ est reporté au 17 février.

  • Nouveau retard dans le départ

  • Alors que nous roulons vers Malestroit pour aller dire au revoir à notre fille Eugénie et à Alexis son compagnon nous recevons un coup de fil de Mer et Voyages qui nous apprend que l'embarquement est à nouveau reporté de trois jours.

Lundi 18 février - nous partons pour le Havre. Bernadette n'est pas encore bien et moi je sens la grippe me gagner à mon tour. Lorsque nous arrivons à l'hôtel IBIS d'Harfleur où nous avons pris la précaution de retenir une chambre, je suis très fiévreux. Le lendemain matin, je suis cloué au lit. Un docteur appelé me donne un traitement de choc. Pourvu que je sois sur me pieds demain pour l'embarquement.
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Sète une île plus qu'une ville

  • Sète l'île singulière l'est à bien des égards. Dans sa conception d'bord, avant de devenir ville, Sète est un port conçu de toutes pièces. Dans sa personnalité ensuite, elle est plus qu'une ville, une véritable patrie.

Deux Sétois célèbres parmi tant d'autres

  • Paul Valéry
Qui dit être né dans un port de moindre importance établi au fond d'un golfe, au pied d'une colline dont la masse se détache de la ligne générale du rivage. Ce roc serait une île si deux bancs de sable charrié et accrus par les courants marins ne la reliait aux cotes du Languedoc.

  • Georges Brassens
Le chanteur poète anticonformiste, pourfendeur de gendarmes et de curés mais si tendre vis à vis des pauvres et des culs terreux - que tout le monde lui pardonne.
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La Cure Gourmande

Gourmets vous pouvez être gourmands
Pour soulager vos envies faites une halte à la confiserie-biscuiterie qui se trouve à Balaruc les Bains à quelques kilomètres de Sète (bâtiments de l'ancienne gare totalement réaménagés).
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Dernière mise à jour : vendredi 8 mai 2009 - Copyright : Daniel DURET 2002-2009. Tous droits réservés.Contactez l'auteur à «tourdumondeatandema60ans@hotmail.fr»