 GRECE - 2 MOIS ET DEMI - 694 KILOMETRES |
| | | | - de Brindisi (Italie) à Igouménitsa (Grèce)
- La traversée en ferry nous prend la journée. Lorsque les cotes italiennes disparaissent nous voyons celles de l'Albanie que nous longeons au large. Nous en profitons pour nous reposer et discuter avec les autres passagers. Un couple nous semble plus sympathique. Ce sont comme nous des globes trotters à motos. Peter est allemand, Jenny est néo-zélandaise. Nous décidons qu'à l'arrivée ils repéreront un terrain de camping et reviendrons nous chercher afin de nous éviter du chemin et de la fatigue.
L'arrivé à Igoumenitsa se fait à la nuit tombante. trois quarts d'heure après le débarquement Jenny, comme promis, vient nous chercher. Un camping se trouve à environ trois kilomètres sur la pointe qui ferme la baie. Elle nous escorte avec sa moto, nous protégeant sur l'arrière. L'installation est vite faite. |
| | - Notre séjour à Igoumenitsa dure 13 jours. Ce n'est pas la beauté de la ville qui est essentiellement un port de transit de passagers et de marchandises mais le besoin de nous reposer qui nous motive. Peter et Jenny sont restés qu'une seule journée. Nous regrettons de les voir partir si rapidement. Jenny, pour faire plaisir à Bernadette l'a emmenée faire un tour à moto dans les montagnes environnantes. Elle pilote avec ses 45 kilos un engin de plus de 250 kilos avec une aisance stupéfiante. Outre le repos nous visitons la ville, qui, sa façade maritime passée n'est pas très jolie. En cette fin d'août, début septembre, le temps lourd nous apporte plusieurs orages. Nous mettons à profit la halte pour effectuer, à l'hôpital local, les rappels de nos hépatites. La pharmacienne chez qui nous avons acheté les vaccins nous en fait payer au moins trois fois le prix.
Le 10 septembre nous prenons la route de Parga. En cours de route nous observons la nature. Elle est peu entretenue et les bords des routes sont couverts de déchets. Nous rencontrons aussi des bergers qui gardent leurs petits troupeaux de chèvres. Avec un peu d'imagination nous voyons leurs ancêtres faire les mêmes gestes, le bâton sur l'épaule, suivant les chèvres qui broutent de ci, de là. |
| - A Parga alors que nous cherchons un camping nous rencontrons un couple de jeunes français. Ils sont aussi à vélos et ont entamé un tour du monde. Les trouvant sympathiques, nous les suivons jusqu'au camping ou ils sont installés.
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| | - Sylvie et Francois ont moins de bagages que nous (ils ne sont pas fous), partent le lendemain matin avant nous mais nous prévoyons de les rejoindre à leur halte. Bernadette serait bien restée une journée à Parga qui est jolie et mérite plus d'attention mais nous partons aussi.
Pendant les jours qui suivent nous laissons le plus souvent Sylvie et Francois aller à leur allure, notre moyenne horaire étant plus lente. Nous nous retrouvons aux haltes. Nous passons Riza, Preveza. Après cette ville nous prenons un bac qui traverse le petit détroit qui relie le golfe de Amvrakikos à la mer. Suivant les indications de nos cartes nous nous perdons un peu avant de trouver la bonne route qui mène à Paleros. -A un moment, nos narines sont remplies d'une odeur pestilentielle. Nous découvrons bientôt sur le bord de la route les cadavres de deux brebis, couverts de mouches et de vers. Elles ont été victimes d'un conducteur peu attentif. Passé Paleros nous arrivons à Mitikas. Il y a qu'un camping. C'est sale. Il nous faut nettoyer l'emplacement avant de planter les tentes. De surcroît, le temps pluvieux nous fait rester deux jours en cet endroit. Dans la nuit, Bernadette et Francois ressentent un léger tremblement de terre. Il en faut d'autre à Sylvie et à moi pour nous réveiller. |
| | - Deux jours d'inactivité nous pèsent. Nous sommes heureux de repartir de Mitikas. La route est dure. Ce ne sont que montées et descentes. Lors d'une halte pour déjeuner nous voyons une truie et ses huit petits se promener sur le bord de la route. Plus loin, à l'entrée d'un village, une grosse truie noire feuge dans la boue d'un fossé. La pluie s'étant mise à tomber les paysages semblent moins jolis. Le village d'Astakos si blanc de loin nous paraît sale lorsque nous le traversons. Après ce village nous prenons la direction de Mesolongi. Une descente, enfin, sur près de cinq cents mètres, nous permet, grâce au bitume récent, de filer à plus de 50 kms/h. Le poids du tandem et de la remorque réunis nous donnent tant d'élan que nous dépassons Sylvie et Francois qui semblent effarés.
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| - Nous cherchons un endroit pour notre halte mais les villages de Lesinio et Katachi situés dans des zones marécageuses ne nous le permettent pas. La ville de Néochori est presque traversée lorsque nous repérons un ancien jardin public, envahi d'herbes folles. Nous sommes à monter nos tentes lorsqu'un homme, dans la quarantaine, nous apporte des oranges et des tomates, un autre, bien habillé, un notable sans doute, nous montre un robinet pour l'eau potable. Enfin, ce seront plusieurs personnes qui, par gentillesse mais aussi par curiosité, nous apporteront, tomates, oeufs, feta, raisins. Le repas de ce soir, outre nos pâtes, est copieux.
Après une nuit calme nous repartons sous un ciel radieux. La route est presque plate sans monotonie. Nous passons la petite ville d'Etoliko, située sur un petit ithsme et essentiellement voué à la pêche. A l'endroit le moins large une multitude de boutiques de poissonniers, avec leurs étals, bordent la route. Moins de dix kilomètres après cette localité la route recommence ses boucles et ses montées. Des pentes de 10% nous font peiner. Sylvie et Francois, tiennent à rester avec nous. Enfin, c'est la descente sur Mesolongi, ville martyre au temps de l'occupation turque. Elle a été punie d'une rébellion au Xième siècle par la destruction totale de la citée. La ville reconstruite n'est pas sans charme. Les rues du centre sont piétonnes. C'est propre avec des commerces aux devantures bien faites. Nous descendons vers le port ou nous déjeunons installés à des tables munies de sièges. Nous y faisons la rencontre d'un espagnol, paraplégique, qui seul, en voiture, fait le tour de la Méditerranée. Il semble ébahi de ce que nous faisons. Pour nous, c'est lui qui réalise un exploit. Le soir, nous trouvons un camping à Antirrio. C'est vieux mais propre. La gérante, au visage austère, mène les campeurs à la baguette. Derrière cette façade nous sommes sûrs que c'est une brave femme.
- Nous avons décidé de passer le Golfe de Corinthe pour rouler sur la rive nord du Péloponèse. Pour cela il nous faut prendre un ferry. Comme les scooters ne paient pas on n'ose pas nous demander d'argent pour la traversée.
A Pio Rio, nous trouvons un camping. Sylvie et Francois nous quittent. Bernadette et moi voulons aller demain à Patras.
- Un gigantesque pont enjambant le détroit de Corinthe est en construction à Pio Rio. Bientôt les ferries devront aller voir ailleurs s'il y a du travail.
Patras est une ville moderne avec un port très actif. De gros ferries sillonnent l'Adriatique jusqu'à Venise et la Méditerranée dans toutes les directions. Sur une place une concentration de pigeons nous étonne. Nous comprenons la raison de ce rassemblement lorsque nous voyons un homme, portant un gros sac, venir déverser une dizaine de kilos de blé. De retour au camping, agacés par les bruits des camions rejoignant les ferries et ceux d'un chantier de construction et de réparations navales, nous décidons de partir demain.
- Nous partons sans savoir réellement ou nous serons ce soir. La route, qui est l'ancienne nationale en direction d'Athènes, est facile. Non loin, la voie express absorbe l'essentiel de la circulation. Les petits villages sont coquets et propres. En dehors, des déchets, jetés par les automobilistes, embarrassent les fossés. Une voie ferrée de 90 cm de large avec des trains d'un autre âge crée chez nous de l'amusement. La vitesse étant réduite les passagers ont le temps de voir le paysage. Il suffit de ne pas être pressé. Ce n'est qu'en fin d'après-midi que nous trouvons un camping à Paralia Akratas. Il nous semble que nous en avons manqué un il y a une vingtaine de kilomètres. N'ayant pas bien dormi à Pio Rio nous allons rester une journée à nous reposer.
Des courses au petit village ou nous achetons deux cotes de porc. Il nous est pesé 750 grammes. Une cote nous suffit pour le repas de midi. Nous mangerons l'autre ce soir.
- Alors que nous terminons de déjeuner nous voyons deux cyclistes arriver. Ce sont Sylvie et Francois. Ils se sont accordé une journée de repos au camping que nous avons manqué. Dans l'après-midi nous allons nous baigner. L'eau frise les 25°. Pendant notre baignade un couple de cyclistes suisses est arrivé. En soirée nous sommes sept autour de notre table, un autre suisse (alémanique) est venu se joindre à nous. Comme il ne parle pas français ce sont les deux autres suisses qui traduisent.
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| | - Quittant Paralia Akratas nous laissons Sylvie et Francois qui font des courses. Nous roulons sans hâte admirant les villages et les paysages des deux cotés du golfe. Ce n'est qu'au vingt cinquième kilomètre que nos jeunes amis nous rattrapent.
Au cour de notre déjeuner, que nous prenons assis sur des bancs face à la plage, nous sommes abordés par un grec. Il est accompagné de sa femme et de sa fille. L'homme est intéressé par nos équipements et nos voyages. Il est, dit-il, heureux de voir des français, peu nombreux en Grèce par rapport aux allemands et aux autrichiens, lesquels sont imbus de leurs personnes et se croient tout permis compte tenu de l'argent qu'ils apportent.
- Petite casse, réparation immédiate.
Bien que plus carrossable qu'en Italie, les routes dans les villages tout en longueur ont des trous et des bosses. A Kiato, une bosse fait sauter la remorque et provoque la rupture d'un renfort de flèche. Grâce à la gentillesse des gens une soudure est rapidement faite (hélas, le travail n'est pas soigné).
Ce n'est qu'à Corinthe que nous trouvons un camping. Le prix annoncé à 12,60 € est descendu à 11,00 € si nous restons plus d'une nuit.
- La première nuit est troublée par des pochards qui se trouvent au bar tout proche. Une femme saoule, tantôt pleure, tantôt rie aux éclats. A 2 heures, heureusement le bar ferme.
Sylvie et Francois reprennent la route vers Athènes. Nous espérons les revoir. Une sympathie réciproque s'est installée.
- Les premières maisons de Corinthe ont la particularité de ne pas être terminées bien qu'habitées. Des fers à béton sont dirigés vers le haut dans l'attente d'un hypothétique étage. Heureusement, dans le centre ville, les immeubles n'ont pas cet aspect. Des rues piétonnes permettent de se promener agréablement. Des terrasses de bars et de restaurants avancent sur les chaussées. En ce dimanche matin, il y a peu d'animation, sauf du coté du port ou les camions entrent et sortent apportant ou enlevant des marchandises.
La deuxième journée est consacrée au repos et à la visite du vieux Corinthe excentré de la nouvelle ville. Les vestiges s'étendent sur plusieurs hectares. On peut deviner le forum, les temples et les quartiers d'habitation.
- Au camping arrivent de nouveaux cyclistes, un couple de français qui fait un périple d'un an et un autre couple, une indienne et un australien. Ces derniers font un tour de l'Europe à tandem (pliable) équipé de sacoches.
Prévoyant une dure journée pour demain nous terminons notre journée au restaurant. C'est repus que nous allons nous coucher. |
| | Au pont qui enjambe le canal de Corinthe nous nous arrêtons pour regarder cet ouvrage formidable fait de la main de l'homme. Un cargo franchit le canal paraissant tout petit entre les fantastiques murailles. Ce canal qui fait à peine un kilomètre évite aux navires de contourner, venant d'Athènes, le Péloponèse pour se rendre à Patras ou remonter vers l'Adriatique. Un car de touristes vient nous déranger dans notre observation et nos réflexions par leurs piaillements. |
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A Kineta à mi chemin entre Corinthe et Athènes nous trouvons un camping. Après l'installation et avant la douche je vais prendre un bain de mer. L'eau est bonne. Voyant quelque chose nager je pense que c'est un petit morceau de bois mais lorsque j'en suis à quelques centimètres je me rends compte que c'est de la merde. Même si le colombin est isolé mon plaisir est gâché. Je sors.
- Au moment de déguster notre plat de pâtes des français de l'Hérault, en camping car, viennent discuter avec nous. Ils restent une heure et demie. Nos pâtes sont devenues de la colle. Des myriades de mouches tournent autour des campeurs. les bruits de la route, de l'autoroute et de la voie ferrée toutes proches sont un frein à notre sommeil. Nous ne ferons pas une longue halte ici.
La route entre Kineta et Athènes longe le bord de mer. Les paysages sont variés et beaux. Cette route en corniche (en travaux, des subventions sont allouées par l'UE compte tenu des jeux Olympiques de 2004) est à niveaux variables, parfois au niveau de la mer puis à cinquante mètres au quatre vingt mètres en fonction des montagnes. Une seule verrue, une raffinerie de pétrole au large avec ses tankers. Le vent soufflant de la mer vers la cote nous envoie des odeurs d'hydrocarbures. La pointe passée nous oublions rapidement le désagrément.
- Avant d'arriver à Athènes la route nationale devient voie express à deux fois deux voies puis dans l'agglomération à deux fois quatre voies. Nous roulons prudemment à droite ce qui n'empêche pas les voitures et camions de nous frôler souvent.
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Au camping, situé en agglomération, on nous impose une place. Sont regroupés les cyclistes, les globes trotters. Nous reconnaissons avec plaisir la tente de Sylvie et Francois. Ils sont absents.
- Devant le peu d'entretien du terrain j'entreprends, avant de poser la tente, de donner un coup de balai. J'emprunte celui qui se trouve dans le bloc sanitaire tout proche. Un homme chargé de l'entretien du camping m'intime par gestes de le remettre à sa place. Je lui fais comprendre que ce sera fait lorsque mon travail sera terminé. Bernadette pendant ce temps ramasse des dizaines de mégots laissés sur le sol. Les deux mains pleines elle va les porter à l'homme qui s'est installé à la terrasse d'un bar tout proche. Devant les mégots l'homme est cramoisi mais n'ose rien dire. Nous savons que nous venons de nous faire un ami.
Au retour de Sylvie et Francois, qui étaient au Pirée pour connaître les possibilités afin de rejoindre la Turquie en bateau (ce qui n'est pas facile compte tenu des différends entre les deux pays), nous passons la soirée à discuter.
- En ce premier jour à Athènes (nous ne souhaitons pas y rester plus de trois jours) nous prenons le bus pour le centre ville (les billets - aller et retour - sont vendus à la réception du camping ce qui est pratique).
Les quartiers périphériques sont sales. Les immeubles ont cet aspect non terminées avec leurs fers à béton en attente d'étages supplémentaires. Le centre ville est plus agréable. Certaines avenues sont larges avec des immeubles de style et des arbres.
Ayant besoin de monnaie nous retirons 120 € à un guichet automatique puis nous continuons notre promenade. Fatigués par la marche nous prenons place à une terrasse et commandons deux bières. Au moment de nous asseoir je constate que la poche arrière de notre sac à dos est ouverte. J'y plonge la main. -Le porte monnaie a disparu avec deux cartes de crédit et les 120 € fraîchement retirés. La commande est annulée. Nous avons mieux à faire que de boire un verre. Nous rentrons au camping en nous félicitant d'avoir acheté le ticket de bus pour le retour, sans cela nous aurions eu six kilomètres à faire à pieds. A la réception du camping on nous avance une carte de téléphone avec laquelle nous appelons notre fille Danièla qui détient les photocopies des cartes volées. Immédiatement elle se charge de faire opposition. Les grecs laissent entendre que les voleurs sont albanais. Une forte colonie de pickpockets de cette nationalité séjourne à Athènes. Pour que nous ne soyons pas démunis Sylvie et Francois nous prêtent 100,00 €.
La nuit n'a pas été trop agitée malgré le vol. Au matin nous téléphonons à Danièla et à la Banque. Les oppositions sont bien enregistrées. La banque propose de nous envoyer 300 € à titre de dépannage (notre assurance le prévoit). Nous déclinons l'offre puisque nous avons la carte de crédit de Bernadette (qui n'était pas avec les autres).
- Inertie de la police grecque.
Pour le dépôt de plainte pour vol nous nous rendons dans le commissariat qui nous est indiqué par le camping. Après une attente d'une heure et demie, sans que personne ne daigne nous demander ce que nous voulons, une fonctionnaire de police refuse de prendre notre plainte de vol. Seule une déclaration de perte peut être enregistrée. Nous insistons. La fonctionnaire prend alors notre plainte et la jette à la corbeille. Sans aménité elle nous dit d'aller dans un autre commissariat "dont dépend le quartier ou nous avons été volés". Nous sortons en colère en le faisant connaître à tous les étages à très haute voix. Personne n'ose nous retenir.
- Dans le second commissariat, qui se trouve dans les beaux quartiers, le manège recommence, sauf que nous sommes reçus rapidement. Là, par contre, nous ne nous laissons pas faire. Nous demandons qu'il soit fait appel au Consulat de France. Au fonctionnaire de notre représentation nous expliquons le problème. Appel au commissaire est fait. Ce dernier écoute les remarques qui lui sont traduites au téléphone. Il est cramoisi. Le fonctionnaire du Consulat nous demande de passer auprès de lui pour faire la déclaration de vol. Nous quittons le commissariat, non sans avoir dit, haut et fort, ce que nous pensons de la police grecque et des consignes qui lui ont été données en haut lieu, de prendre, à cause des Jeux Olympiques, seulement des déclarations de pertes. Ben voyons, pas de criminalité dans les statistiques.
Au consulat, qui se trouve près du commissariat nous recevons notre déclaration de vol. Aussitôt nous l'expédions à notre banque.
- En soirée nous offrons l'apéro à Sylvie et Francois qui partent demain pour la Turquie. Ils ont trouvé un bateau.
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| - Maintenant nous avons le temps de visiter Athènes.
Dans l'attente de nos nouvelles cartes nous allons occuper notre temps à visiter tous les coins de la ville.
- Juste la tente de nos deux jeunes amis enlevée que d'autres arrivent. Un couple de jeunes américains, un couple de canadiens anglophones dans la cinquantaine qui sont aussi à vélos. Entre l'homme et moi le courant ne passe pas bien, du coup pendant les quelques jours qu'ils sont là il me boude. Quelques jours plus tard, un autre canadien, québécois de Gaspésie, René Ouellet, passe trois jours. Ce dernier vient de faire la moitié du tour du monde. Parti du Canada il a descendu tout le continent américain puis du Cap en Afrique du sud il est remonté jusqu'en Ethiopie par la cote est. De là il a rejoint Athènes par avion. Il doit remonter jusqu'au Cap Nord en Europe puis rejoindre l'Asie. Combien de tours de pédales aura-t-il fait lorsqu'il retrouvera sa Gaspéjie natale ? Puis ce seront, un belge, deux nantaises sacs à dos, un couple de jeunes parisiens etc...le coin est en perpétuel renouvellement pendant ces dix jours.
L'Acropole, le Parthénon, les musées antiques, la zone Agora, les rues marchandes, larges ou étroites, les quartiers ombragés aux terrasses de bars et restaurants n'ont plus de secrets pour nous. |
| | - Au Port du Pirée, nous cherchons, comme l'ont fait Sylvie et Francois, un moyen pour rejoindre la Turquie. L'itinéraire choisi passera par Lesbos.
- Le ferry pour Mytilène (Lesbos).
Nous quittons Le Pirée à la nuit tombante. Bernadette a choisi de voyager sur le pont mais les heures passant la fraîcheur nous enveloppe malgré les duvets que nous avons conservé avec nous. Nous descendons comme l'a fait la majorité des passagers dans le salon Pulman. Là il fait bon. A 3 heures du matin le ferry accoste à Hios puis repart 30 minutes plus tard, laissant derrière lui la ville endormie et l'agitation du port.
- Il fait jour lorsque nous arrivons à Lesbos. Sur les quais de Mytilène nous nous sentons un peu perdus. Il est 7 heures du matin. Nous prenons la direction du centre ville.
Sur le quai de la marina, face au centre ville, nous déplions notre table et préparons le petit déjeuner. Assis sur nos pliants nous mangeons nos tartines de pain et confiture et buvons du café et du thé. Nous sommes amusés de la curiosité et l'étonnement des passants. |
| | - Après cet encas, nous nous informons à l'office du tourisme des possibilités de camper. Les campings sont situés de l'autre coté de l'île. Celle-ci est très montagneuse. Nous décidons de ne pas prolonger notre séjour.
Nous trouvons rapidement (après avoir pris contact avec des compagnies qui assurent des traversées avec la Turquie) un embarquement pour le soir. La note est salée, 57 € dont 18 de taxes. La Turquie est toute proche mais c'est aussi cher que le trajet d'Athènes à Lesbos.
- Le reste de la journée nous permet de visiter la ville qui est ancienne et typique. Dans l'une des rues marchandes et piétonnes nous sirotons une bière à une terrasse. C'est à notre tour de regarder les passants.
A 20 heures nous passons le contrôle de la police portuaire. C'est lent mais sans problème. Sur le quai un minuscule ferry, à peine 20 mètres de long. Il y a peu de passagers. A part nous deux couples d'anglais. Après deux heures et demie de navigation et les oreilles bouchées par le bruit (le moteur du bateau semble vouloir exploser) et les vibrations, nous arrivons à Ayvalik sur la cote ouest de la Turquie. Près du port nous trouvons un hôtel pour 20,00 €. Cela semble raisonnable mais plus tard nous comprendrons que pour sa catégorie il était deux fois trop cher.
les paysages - les eaux bleues de la mer - les routes qui, dans l'ensemble sont assez bien entretenues - l'accueil des gens des petites villes et villages - les campings, quand bien même que les installations sont modestes (hormis Mitikas et Athènes) - les monuments antiques - l'accueil du personnel du Consulat de France -
- EN GRECE NOUS N'AVONS PAS AIME
les déchets sur le bord des routes - les nombreuses bêtes écrasées et laissées sur place - la circulation très rapide des voitures et camions qui ne respectent ni les vélos ni les piétons - l'accueil plus réservé de la ville d'Athènes - le camping Athens trop près du boulevard et très bruyant - la saleté des quartiers populaires d'Athènes - la police grecque, qui a refusé de prendre notre plainte pour vol - prendre le bus l'après-midi à cause des odeurs fortes |
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