 HOLLANDE - 1 MOIS ET UNE SEMAINE - 201 KILOMETRES |  |
| | - Dès l'entrée en Hollande nous sentons une différence d'ambiance. Les gens semblent plus détendus et l'on nous adresse des sourires.
Si en Allemagne nous avions des pistes cyclables ici ce sont de véritables routes qui sont réservées aux vélos. Le bitume est sans défaut. Notre équipement peut être doublé sans problème.
- Nous cherchons dès la frontière franchie un camping. Des panneaux en indiquent plusieurs. Nous allons au premier qui se trouve à trois kilomètres de notre itinéraire. Il est en pleine campagne. Le terrain est boisé. Les sanitaires sont neufs et agréables. Nous allons rester une journée.
En matinée nous allons au village De Lutte situé à quatre kilomètres. Les maisons en briques et les jardins sont soigneusement entretenus. Les rues sont propres. Les habitants nous disent bonjour.
- 16 septembre la température matinale commence à être fraîche.
Pour aller à Almédo nous roulons sur de larges pistes cyclables. Nous croisons ou nous nous faisons dépasser par des cyclistes de tous âges. Ici les jeunes n'ont pas d'engins motorisés. Ils roulent en groupe en revenant des collèges ou des écoles primaires. Les plus petits sont souvent dotés de brassières luminescentes sur lesquelles des panneaux de code de la route sont imprimés. Nous notons que les cyclistes et piétons sont toujours prioritaires sur les voitures sauf en cas de signalisation particulière. (feux, stop ).
- 14 heures. Nous sommes à casser la croûte sur le bord de la route lorsqu'un camion s'arrête à une trentaine de mètres derrière nous. Le conducteur ouvre le toit automatique de son plateau puis actionne une grue à pinces vers le sol. Il soulève une cloche, la pose sur le coté puis soulève quelque chose. Je comprends qu'il va enlever le cadavre d'un animal. J'invite Bernadette à ne pas regarder de ce coté. Elle ne saisit pas tout de suite ce que je dis et s'aperçoit trop tard qu'on enlève un veau mort. Elle semble hésiter à continuer de manger son casse croûte. Quelques minutes plus tard le conducteur du camion qui a visiblement compris la scène et s'en est amusé passe près de nous et donne un coup de klaxon bref.
- Encore des problèmes mécaniques
- Avant de repartir je remets en place le bardas posé sur la flèche. Deux kilomètres plus loin il est encore de travers. Je constate qu'à nouveau la flèche est brisée au niveau de la soudure. (le métal suite aux chauffes successives a perdu de sa rigidité et casse). Je pose une attelle (avec le manche de la pelle US). La ville d'Almédo est à 11 kilomètres. Nous y arrivons sans rupture totale. Dans la première station service on nous fait une soudure. Je doute qu'elle tiendra longtemps. Au moment de remonter sur le tandem je vois une roue de la remorque presque à plat. Je regonfle avec l'appareil portable de la station et vérifie la pression de l'autre roue. Je suis à reposer le gonfleur à sa place lorsque se produit une détonation. C'est le pneu droit qui vient d'éclater. Des rires fusent d'un bar situé de l'autre coté de la rue. Ce sont trois jeunes gens qui sont amusés de notre malheur. Je leur fais comprendre que ce n'est pas sympathique. Pris de remords ils viennent s'excuser et m'aident à démonter la roue. Un automobiliste obligeant m'emmène chez un marchand de cycles. J'y achète deux roues complètes. La première paire n'a pas démérité.
Le marchand de cycles nous a indiqué un hôtel (un peu cher). Compte tenu de l'heure, la nuit tombe, nous n'avons guère le choix. Nous donnons les 67 € et cela les vaut. Nous disposons d'une douche mais aussi d'une baignoire séparée. Les sels de bains sont fournis.
- Enfin une vraie réparation
- La nuit a été bonne. Nous partons sous un soleil réchauffant. Tout irait pour le mieux si en fin de matinée des crissements sinistres ne se faisaient pas entendre. La flèche de la remorque est à nouveau cassée. Une fois encore je mets une attelle. Au premier village nous demandons chez un concessionnaire Peugeot si l'on peut nous faire quelque chose de sérieux et renforcé. Celui qui semble être le chef d'atelier prend l'affaire en main. Après avoir enlevé les trois à quatre centimètres gangréné par les soudures il fait manchon métallique et y insère après ébarbage et limage les deux bouts de la flèche. Il finit par des soudures impeccables aux extrémités du manchon. Voilà enfin un travail sérieux d'accompli. Au moment de régler il nous dit que c'est la contribution d'un concessionnaire Peugeot (marque française) à notre voyage.
A Deventer nous arrêtons dans un petit camping aux installations minimales. Pas cher. La douche chaude est avec un supplément de 50 centimes d'€uro. Malgré ce confort rudimentaire nous nous y accordons une journée de repos.
- Lors de la visite de la cathédrale nous sommes surpris de voir près du choeur des tables et des chaises destinées à une réception. Une pièce latérale est équipée de fourneaux, cafetières etc... Il semblerait que le clergé, hors les offices, trouve par le biais de locations le moyen de faire effectuer les travaux dont l'édifice a besoin. Le reste de la ville est sans intérêt. Le centre est toutefois vivant grâce aux nombreuses terrasses des cafés et restaurants.
Les deux journée avant d'arriver dans les environs d'Amsterdam se passent bien. Nous faisons un camping sauvage. A Blaricum, commune aisée de la banlieue d'Amsterdam nous trouvons un camping. Nous y resterons 32 jours avant de prendre l'avion pour Bombay en Inde.
- Pour rejoindre Amsterdam où nous allons plusieurs fois nous prenons le bus puis le métro. Ce dernier arrive dans le centre ville. A la gare, sur un parking spécialement aménagé, des centaines de bicyclettes. Les gens des banlieues viennent en train avec leurs vélos qui sont autorisés dans les trains. Les extrémités des wagons sont spécialement aménagées en espace, sans siège, pour que les cycles puissent être transportés sans gêner les passagers.
Le Vieil Amsterdam est très animé. Une foule cosmopolite et colorée déambule dans les rues et sur les boulevards. Les restaurant pratiquent toutes les cuisines du Monde. Les immeubles plongent leurs murs dans eaux des canaux (aux eaux parfois verdâtres et encombrées de déchets). Comme tous les ports, qu'ils soient du sud ou nord Amsterdam aime à se laisser aller. C'est aux dires de beaucoup ce qui fait son charme. Le reste de la ville plus conventionnel et souvent très moderne offre moins d'intérêt. Trop éloignés dAmsterdam (35 kms) et manquant de moyens de transport pour rester la nuit nous rentrons à chaque fois à Blaricum avec les derniers métro et bus. Dommage... |
| | - Comment rejoindre l'Inde ?
- Il nous faut trouver la compagnie aérienne qui va pouvoir nous transporter vers l'Inde avec notre matériel.
Plusieurs agences de tourisme visitées nous demandent des prix exorbitants pour la remorque 37 € le kilo (le double de ce que nous avons à payer pour nous deux). Nous allons donc à l'aéroport international de Schipol. Au guichet d'Air France nous sommes très aimablement reçus. Les tarifs des billets sont abordables mais le transport de la remorque reste problématique et cher en bagages hors fret. On nous indique un transitaire qui en léger différé peut effectuer le transport à moindres frais. Chez KLM on nous confirme que les tarifs Air France sont plus bas. Ils nous disent aussi de nous adresser au transitaire (le même). Chez ce dernier nous sommes reçus par une jeune fille qui parle français (elle s'appelle Désirée Leroy, son grand père était français). Après de savants calculs la remorque peut être transportée à Bombay pour 300 €. Mieux elle sera enlevée au camping de Blaricum sans supplément. La proposition est valable un mois.
- Un avant goût de l'administration indienne
- Pour les visas nous devons aller à De Haag ( La Haye) en passant par Amsterdam et Schipol. Deux heures sont nécessaires.
A l'Ambassade d'Inde dès l'ouverture il y a foule. Après avoir rempli des formulaires nous attendons patiemment notre tour (3 heures). Des gens qui viennent de déposer leurs demandes disent recevoir leurs visas dans l'après-midi. Nous pensons (naïvement) qu'il en sera de même pour nous. Hélas, comme nous ne sommes pas résidents en Hollande il faut que l'Ambassade indienne de Paris donne son accord. Nous devons donc payer 30 € chacun pour cette formalité en sus des 50 € de visas. On nous demande d'ajouter pour les deux téléx 60 €. En fin nous devrons revenir la semaine prochaine (le jeudi nous est-il spécifié).
- La semaine suivante lorsque nous nous présentons les bureaux sont fermés pour cause d'anniversaire de Ghandi. Le gardien nous dit de revenir demain matin.
N'ayant pas envie de refaire le trajet ce soir et demain matin nous allons dans un hôtel peu éloigné. Le reste de la journée se passe à visiter Den Haag sans trouver à la capitale hollandaise de charme spécifique.
- A 8 heures 30 nous sommes au consulat d'Inde mais des gens sont arrivés avant nous. On nous fait remplir à nouveau les papiers. Heureusement les précieux sésames sont arrivés de Paris. Dans l'après-midi nous récupérons nos passeports munis des (chers) visas.
- La grippe de Bernadette cause de retard
- Les nuits sous la tente sont fraîches. Les journées souvent pluvieuses. Les températures varient de 9 à 11°. Ce qui devait arriver se produit.
5 octobre. Après une énième nuit très humide Bernadette a une poussée de fièvre. Les symptômes font craindre une grippe. Vers 17 heures je demande à un voisin qui parle français d'appeler un docteur en ne disant rien à Bernadette qui refuserait. Une demi-heure plus tard un médecin urgentiste (une femme) arrive en compagnie d'un infirmier. Après examen, la toubib - à quatre pattes dans la tente - confirme que c'est bien une grippe et pas une petite. Elle parle d'hospitalisation mais Bernadette refuse. Bien que ce soit interdit par leur règlement le médecin et l'infirmier m'emmènent avec leur voiture jusqu'à l'hôpital ou ils sont basés. J'y achète les médicaments prescrits (il est vendu exactement la prescription, rien de plus) puis on me ramène au camping. Je m'empresse de donner les potions et cachets. Il n'y a plus qu'à attendre les effets. La toubib, dans sa prescription, faute d'hospitalisation a conseillé d'aller à l'hôtel mais Bernadette ne veut rien entendre.
- La nuit a été très pluvieuse. Grâce aux couvertures prêtées par le gérant du camping nous n'avons pas trop senti l'humidité. Dans la matinée de demande à avoir un mini chalet pour 20 € figurant au tarif de 30 €. On me l'accorde pour 25 €.
Le chalet grâce au réchaud est à bonne température et surtout nous n'avons plus l'humidité. Les lits de 60 cm ne sont pas très confortables mais nous sommes mieux qu'au niveau du sol. |
| | - Préparation pour le départ
- 13 octobre. Bernadette allant mieux nous allons à l'aéroport de Schipol. Nous achetons nos billets chez Air France puis faisons les formalités chez GWV pour l'expédition de la remorque. L'attente pendant une heure du bus à Amsterdam se fait dans le froid. Il nous semble que nous avons de la température. Au camping nous allumons vite fait le gaz dans le chalet.
15 octobre. Par prudence nous ne laissons pas le réchaud à gaz allumé la nuit. Ce matin il fait 5° à l'intérieur du chalet.
- 16 octobre. Le chalet ayant été retenu de longue date pour trois jours nous retournons dans la toile de tente pour la même durée. Pour éviter le froid et les courants d'air je fais un petit mur de feuilles mortes tout autour de la tente. C'est peu de chose mais assez efficace. Dans la journée nous achetons de nouveaux duvets, plus chauds et confortables que les précédents.
20 octobre. Le tandem et la remorque sont enlevés par le transitaire. Nous nous sentons subitement légers.
- 22 octobre. Nous quittons le camping. Nous restons la journée à Amsterdam puis rejoignons l'aéroport de Schipol. Nous y passons la nuit à boire, à manger, à arpenter le grand hall. Nous changeons des €uros en roupies à la parité de 1/47,2.
23 octobre. Nous sommes les premiers devant les guichets d'embarquement. Pour rejoindre Bombay nous devrons changer d'avion à Roissy Charles de Gaulle.
- La Hollande mérite d'être visitée et revisitée. Nous y reviendrons certainement
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l'accueil des habitants et leur politesse les larges et belles pistes cyclables le respect scrupuleux du code de la route par les conducteurs la vieille ville d'Amsterdam avec ses qualités et ses défauts
la vie trop chère le camping de Blaricum trop cher pour les prestations fournies les pluies d'octobre |
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